25 août 2011

Sur la plage abandonnée...

La raconteuz aurait-elle un p'tit coup de mou???

Manque d'inspiration ou manque de temps, il est vrai que depuis le dernier post sur notre "cassage de gueule" j'ai pas eu grand chose à dire.

Parce que des fois il vaut mieux se taire plutôt que de raconter n'importe quoi.

Depuis ce malheureux incident, notre vision de Bora Bora n'a pas changé.
Les couleurs du lagon sont restées impressionnantes, le vent dans les cocotiers nous bercent toujours, les locaux ont gardé leur sourire et leur bonne humeur.

On continue à faire du stop et à prendre le bateau pour rejoindre notre secte.
C'est ça d'être professionnels... ils ont réussi à nous enrôler bordel! :-/

Les jours se suivent et se ressemblent, sauf ceux où nous avons la chance d'être off.

Dans ce cas on se plait à ne rien faire. Etrange quand on connait mon hyper-activité.

Alors on pense...

On pense au retour qui fout la trouille, à ces gens qui nous manquent, à ceux qui vivent des moments importants loin de nous.
A ce bitume et à la grisaille qui vont aller de paire avec les retrouvailles...

On parle... on parle de la suite qui se dessine, de la prochaine destination, de la prochaine saison.

On regarde... on regarde le lagon, la montagne qui nous guette, les cocotiers...
On admire le coucher du soleil et on se dit qu'on est juste bien les pieds dans l'eau.

On rêve... 

C'est la vie comme dans un rêve... et on n'a pas envie de se réveiller.

Mais s'il pouvait y avoir un centre co' ça serait le paradis!

Wesh parce que la meuf qui se la raconte les doigts de pieds en éventail à kiffer la life à compter les coquillages ça va cinq minutes... on n'y croit pas du tout.

Mytho!

Et sinon c'est quoi la tendance de cet été?
La rayure? Le pois? Le liberty??? 

J'vais passer pour une ringarde avec mes paréos fushias à imprimés fleur de Tiaré nan?

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01 août 2011

What the fuck???!

Ce qui aurait dû être une bonne soirée s'est transformé en cauchemard!

Après une soirée à danser et à boire quelques bières lors de la cloture du Heiva on a été la cible de jeunes en soif de Popaa, la bière ne leur suffisant pas.

Prenez 2 potos qui font les zouaves et qui, en tombant (l'équilibre manquant) ont eu le malheur de faire trébucher un jeune homme.
Le jeune homme est imbibé, mais surtout il est hargneux et pas joueur pour un sou.
Il se met donc à donner des coups dans cet amas de 2 zouaves.
Ceux ci répondent par des mots, puis par des coups bien sûr, ne comprenant pas la raison de tant de violence gratuite.
Le dernier zouave (j'ai nommé Doudou) tente donc de leur venir en aide... malgré ma ténacité à le garder loin de ça.
Mais cette injustice l'a rendu fou...

Sauf qu'en quelques secondes le jeune homme imbibé se transforme en une meute.
Près de 20 Polynésiens nous entourent. Ils se mettent eux aussi à cogner.

Et là c'est partit en live.

Les zouaves à terre, coups de pieds et de poings, du sang commence à couler...

Les secondes me paraissent une éternité, je vois mon Doudou, face au sol.

J'hurle qu'on le lâche, je tente de me mettre au milieu.
Je ne fais malheureusement pas le poids et le fait que je sois une femme ne calme personne.

Au contraire.
Ils en profitent pour me tirer mon sac.

Les coups fusent, il n'y a plus aucune issue.

Les zouaves se relèvent et se défendent tant bien que mal, pendant que d'autres Polynésiens arrivent, mais cette fois pour calmer le jeu. 

On arrive enfin à rentrer dans la voiture, des assoifés montent dessus et cognent à travers nos vitres ouvertes.

Enfin on part.
Dans les insultes, les menaces, les cris, la rage.

J'ai perdu les clés de la maison, mes cartes bleues, ma carte d'identité.
Doudou a la bouche en sang, le visage, les genoux, les pieds abimés.
Il n'a plus de lunette ni de chaussure.

Je ne comprends rien, je suis sous le choc d'autant de violence.
Tétanisée.
Comment on peut en arriver là?
Pour si peu?

On appelle les flics, qui ont assistés à la scène de leur bureau, mais personne n'est venu.

J'ai la haine.

La haine de cette fin de soirée de merde.
La haine parce qu'on aime foncièrement les gens, les cultures et les couleurs et qu'on n'a pas mérité ça.

J'ai eu peur.

Peur de le voir au sol.
Peur d'autant d'acharnement.
Peur de ce que leurs yeux dégageaient.

Maintenant il est question de faire opposition aux cartes le plus vite possible (merci internet et merci à la zoolette pour sa réactivité!!) Par chance mon passeport n'était pas dans mon sac.

On doit trouver un moyen de rentrer dans le bungalow sans les clés.
Heureusement nos voisins connaissent la technique pour s'autobraquer et le proprio nous donnera un double le lendemain.

On va devoir trouver un moyen d'aller sur Tahiti pour refaire des lunettes.
Acheter des nouvelles chaussures.

Il est l'heure de désinfecter les plaies. Le réveil sera encore plus douloureux.

Passé le materiel et les quelques contusions, il va me falloir un peu plus de temps à moi pour cicatriser.

Parce que là, j'ai vraiment mal au coeur...

 

 

Posté par la-raconteuz à 09:18 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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