16 août 2012

Un 15 Août au boulot...

Ce matin j'ai un gros trentenaire dégoulinant de fric et transpirant l'autosuffisance qui rentre accompagné de sa femme dans une main et de son smartphone dans l'autre.
A peine bonjour, je comprends qu'il est en conversation hyper trop super importante avec un de ses associés.
Ca parle argent avec des chiffres à rallonge ainsi que de formules que j'ai jamais entendu de ma pauvre vie.

_ OK Jean Dav', tu me places 178 millions sur la D34-48 mais tu fais bien gaffe à bouger la 126R2 de 3%. Ok.
Ensuite tu me fais la même sur le DD84 mais tu mooves 1,97% de 345 millions sur la 40.
Jean Dav' t'as compris?
Putain Jean Dav mais fais le.
Fais juste ce que je te dis.
Cherche pas merde!!

Il raccroche et daigne enfin faire attention à ma présence, ce dont je me serai certainement passé.

_Bonjour Mademoiselle.
Vous allez bien?
Oui ça va?
Bien?

Putain mais ferme la ta sale gueule bordel, j'peux même pas en placer une làààà!!!
Ouiiiiii ça va conn#rd!!!

_Moi, je vais pas trop mal merci Mademoiselle.

Putain mais je t'ai rien demandé!

_Juste Jean Dav' qui m'a un peu gonflé. L'est con ce Jean Dav'. Je lui demande pourtant pas grand chose. Juste de faire ce que je dis!

J'essaie de me recentrer sur Madame sinon je sens que je vais lui foutre ma main dans la gueule... jsuis pourtant pas violente mais il m'enèrve sévère le Gros plein d'thunes!

_C'est vrai à la fin, c'est toujours la même merde avec lui. De toute évidence c'est toujours la même merde avec les exécutifs. Ils peuvent pas s'empêcher de vouloir réfléchir. Sauf qu'on leur demande pas de réfléchir.
Vous êtes pas d'accord Mademoiselle?

Et sinon, espèce de trou du c**  de c¨¨ de sa race, t'as pas l'impression que c'est toujours la même merde avec les gens comme toi. Les clients?!
Ils peuvent pas s'empêcher de rentrer dans une boutique, de pas dire "Bonjour", de toucher à tout, de tout déplier, de foutre leurs doigts dégueulasses sur les miroirs, de raconter leur life tout en demandant à mettre de côté des choses qu'ils ne prendront jamais!
De sortir en n'étant pas foutu de fermer une porte et surtout de ne jamais dire "Au revoir".
On leur demande pourtant pas grand chose aux clients.
Juste de faire péter la carte et de fermer leur gueule!

Alors tu vois gros con de décérébré, ici c'est moi l'exécutive et heureusement pour moi ça ne m'a jamais empêché de réfléchir!
Maintenant tu sors ta carte et tu dégages!

#Lespersonnagesetlessituationsdecerécitétantpurementfictifstouteressemblanceavecdesperson nesoudessituationsexistantesouayantexisténesauraitêtrequefortuite#

 

Posté par la-raconteuz à 00:26 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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04 août 2012

C'est quand qu'on va où...

Les vacances d'été à St Barth riment avec l'arrivée des Parisiens et autres métros en goguette...
Ils font du bruit, ils se la pètent, font style de tout mais me fait pas croire que c'est la fête du porte monnaie Madame, moi aussi je regarde le journal de TF1!
Je sais tout!
C'est la crise, c'est la super trouille au bide que tu pars en vacances, pas sûr de retrouver ta place en revenant.
Mais je ne t'en veux pas, au contraire, je te soutiens de tout coeur, mais s'il te plaît; Ô oui s'il te plaît ARRETE de faire autant de bruit pour rien bordel!

C'est avec une grande aisance qu'une jeune Parisienne me demande si je n'ai pas une robe un peu plus courte que celle que je viens de lui conseiller.
Cette même robe lui arrivant à peine 5 cm en dessous de sa "petite fleur" (sa tach' oui), je ne comprends pas bien ce qu'elle cherche...
Et c'est non sans une dose de moi-aussi-j'peux-dire-de-la-merde que je lui balance :
_"Plus court que ça? Ce n'est plus une robe Mademoiselle mais un T-shirt! J'ai d'ailleurs de magnifique petits tops à vous montrer".

La demoiselle a préféré partir. Dommage.

C'est alors qu'une Dame vient pour tenter d'habiller sa fille.
1,80m, le regard bovin parisien, toute la partie supérieur de son corps recourbé... elle aurait bien besoin de se faire un spécial relooking comme notre chère Evelyne Thomas savait les faire.
Bref, je me concentre mais l'inspiration ne vient pas.
Je laisse donc faire Maman qui lui tend tout un tas de modèles qui ne lui iront jamais.
Mais pourquoi pas. Laissons place à la chance.
Elle galère à enfiler la 1ère robe.
Et non ça ne vas pas.
S'en suit le défilé de la loose jusqu'à ce que Maman mette fin au supplice en la gratifiant d'un:
_"Mais non chérie ça ne va pas. Pas du tout. T'as l'air d'une gourdasse là dedans!".
J'ai préféré taire mon opinion et replier les objets du délit.

Me voilà face à une autre Parisienne (décidément) qui s'obstine à vouloir mettre un modèle en Small, sachant que même mes non-seins ont du mal à rentrer dans cette robe.
Je lui tends donc la Large en lui expliquant que c'est un modèle assez serré sur la poitrine et qu'il ne faut pas qu'elle ait de  blocage psychologique à l'essayer.
Le tissu est hyper tendu à la limite du craquage et c'est avec le sourire qu'elle me soutient:
_"Oulala mais pas du tout, le Large est beaucoup trop grand pour moi!".
Elle passera 5 minutes à se tortiller en cabine afin de pouvoir l'enlever... #conasse#

Après 9 mois à avoir habillé de l'Américaine, de la Russe, de la Brésilienne, même de l'Allemande c'est sans aucun doute que je décrète la Française la plus relou.
En particulier la Parisienne.

Le 10ème et dernier mois va être particulièrement éprouvant.

Dis, c'est quand qu'on va où??!

Renaud - C'est Quand Qu'on Va Ou

Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, mais on va aller faire un ti tour là bas...
Ou là...

Posté par la-raconteuz à 01:24 - - Commentaires [5] - Permalien [#]