Difficile de parler de la grossesse...
Ne pas choquer les âmes sensibles (là je parle des nullipares et des z'hommes), ne pas trop dévoiler son intimité (sachant que d'ici quelques mois je vais me retrouver avec un véritable défilé aux portes de mon intérieur, j'essaie de préserver le peu d'intimité qu'il me restera), ne pas trouver les mots pour raconter quelque chose de si "wouawww" et en même temps si naturel.
Ne pas vouloir poser de questions, par peur des réponses.
De toute façon même sans poser de questions, enceinte, tu as le droit à mille genre de "réponses" et soi-disant "conseils".
Ça part toujours d'un bon sentiment certes.
Mais il y a des conseils ou anecdotes dont on se passerait bien; comme l'accouchement sanguinolent de la cousine du frère de la copine Machine.  

Mais aujourd'hui, je me sens prête à te raconter.
Aujourd'hui je suis dans ma 21ème SA (Késako??) soit ma 19ème SG (Hein??), en gros j'suis dans mon 5ème mois mais pour de vrai il n'y a que 4 mois et demi de fait.
La moitié??!
Ha bah oui oui oui c'est la moitié!
ChampAAAaaa... ha non?

Bref.
Pour comprendre les SA et les SG sache qu'il faut avoir minimum un Bac+8 en Biologie ou alors il faut déjà faire partie du club secret des Mamans.

Étant en phase de transformation de nullipare (= 0 lardon) à primipare (= 1 lardon), je débute en la matière mais je ne suis pas non plus novice; ayant été une grande fan de Maïtena dans Les Maternelles.
Jusqu'ici je savais déjà pas mal de choses sur la période si fantasmagorique qu'est la fabrication d'un bébé.
Mais entre le savoir et le vivre, il y a un sacré fossé.

On m'avait pourtant dit qu'une grossesse chamboulait, mais je ne me doutais pas que c'était à ce point.

Il y a déjà la phase des 12 premières semaines.
Étant donné que de la semaine 0 à la semaine 5 je ne savais pas que je me transformais en Maman Kangourou, je n'ai pas ressenti de réel changement.
Mais aujourd'hui, avec du recul, je me rends compte qu'il y avait deux trois trucs d'assez louches.
Ho bordel, j'ai fais un déni de grossesse de 5 semaines!!!?
Rassurons nous, ça aurait pu être pire...

Et puis il y a eu La nouvelle.
La nouvelle que tu peux lire ici.
Et c'est là où tout a commencé à bouger en moi.

D'abord la fatigue.
Cette fatigue qui te cloue au lit, qui t'assomme du matin au soir, qui te fait dormir n'importe où, n'importe quand.
C'est comme ça que je me suis endormie au théâtre, ou à table dans mon assiette, et même par terre dans la cabine d'essayage de ma boutique.
Une vraie narcoleptique.
Tous les soirs à 20h30 les rideaux étaient fermés, ce qui est assez tendu pour tenter de garder une vie sociale.
Et difficile à comprendre pour ceux qui ont l'habitude de me voir tous les soirs dehors. C'est comme ça que je me suis ramassé des "bah dis donc t'es pas très drôle en ce moment..."
Non! Non effectivement je ne suis pas très drôle et je t'emm****!!!
Non je ne suis pas très drôle parce que là en ce moment je fabrique tous les organes d'un humain et ça me demande énormément d'énergie vois-tu?

Si certains ont pu me sentir un brin agressive (Ha bon???) ça fait partie du lot des sautes d'humeur.
Les sautes d'humeur.
Ce passage de l'état dépressif à hystérique en passant par des phases de joie intense.
Une vraie bipolaire.
Je me suis déjà retrouvée dans ma voiture à pleurer toutes les larmes de mon corps en écoutant Céline Dion (c'est moche), j'ai aussi pleuré en sentant l'odeur d'une crème qui me faisait penser à ma Mam'.
J'ai pu faire des crises incontrôlables parce que j'avais faim (ne jamais laisser une femme enceinte affamée, jamais!).
J'ai passé des heures allongée dans mon lit à ne pas avoir la motivation d'en sortir et des heures à m'observer dans la glace, à m'extasier devant ce ventre qui s'arrondissait, plus heureuse que jamais.
Je peux me sentir la plus forte de la terre, devenant louve.
Et le lendemain je peux me sentir la plus vulnérable du monde.
C'est les montagnes russes!
Et pour moi qui ne supporte pas de ne pas contrôler mes émotions je peux te dire que les tours de manèges m'épuisent!
J'ai l'impression qu'on est 15 là haut et que tout le monde veut s'exprimer en même temps.
Ce qui est assez étrange c'est que tous les jours j'entends : "La grossesse te va si bien, tu as l'air tellement apaisée, sereine... radieuse, épanouie..."
Alors pourquoi??
Pourquoi j'ai l'impression que c'est le bordel complet à l'intérieur???

On me dit que c'est "normal", c'est la transformation...
Mouais.

Ensuite il y a eu les nausées.
Un enfer.
L'envie de vomir qui ne te quitte pas du matin au soir.
Une odeur. Un coup de chaud. La faim. Une contrariété.
Et ce qui est le plus déstabilisant c'est que tu ne sais pas si gerboulette il va y avoir. Ou pas.
J'ai eu beaucoup de chance, je n'ai essuyé que 2 véritables gerboulettes.
Dont celle là: (âme sensible s'abstenir)
Un matin je pars de la case sur mon fidèle destrier, Moby, toute gerbouleuse et épuisée que j'étais, pour aller au travail.
Je profite du soleil, de la vue sur mer, cheveux au vent, jusqu'au premier dos d'âne.
Tiens, il se pourrait que mon petit dej ne veuille pas rester dans mon estomac ce matin.
Je lance les paris avec Moby: nausée ou gerboulette?
Et c'est là où je commence à me sentir hyper oppressée dans mon casque intégral.
Intégral le casque!!!
Je vais vomir dans mon casque et m'étouffer dans mon vomi!!!
J'ai trop de chaleur là dedans, j'étouffe!
M'arrêter! Il faut que je m'arrête!!!

Toi qui connais les routes de St Barth, tu sais que s'arrêter sur le bas côté ici ce n'est pas possible.
Si je m'arrête et que je vomis sur le bord de la route de bon matin, en 1h la moitié de l'île va croire que je me suis pris paye ta grosse caisse et que je ne suis pas hyper fraîche de ma soirée, radio ragots oblige.
Je continue d'appuyer sur le champignon de Moby et je sens, je sais, que cette nausée va se terminer avec un gros vomito.
St Jean? Pas de toilettes!
La station service? Pas de toilettes!
Je continue de rouler, en panique totale!
L'aéroport?? Oui!!! Oui il y a des toilettes!
Clignotant à droite, dérapage contrôlé de Moby à gauche, j'balance mon casque en escaladant les marches et Ô joie Ô délivrance!!!
C'est pliée de rire, que je m'accroche à la cuvette des toilettes et que je déverse mon p'tit dej, juste à temps.

Les nausées donc, ne préviennent pas et à chaque fois c'est le suspense.
J'ai trouvé un seul moyen de les calmer: manger.
D'où le fait de ne jamais laisser une femme enceinte affamée! JAMAIS! (bis repetita)
Manger toutes les heures.
Compliqué quand tu sais qu'il ne faut pas se servir du prétexte "M'en-fous-j'suis-enceinte-j'peux-engloutir-ce-que-j'veux-d'abord!" au risque de prendre 30 kilos en 9 mois.
Pour l'instant j'en suis à +4kgs au compteur, je m'en sors pas trop mal.

Après les nausées, il y a eu les envies.
Envies que tu ne contrôles bien évidemment pas. Ça aussi c'est flippant.
Ma première envie je l'ai eu un soir, vers 23h, une fois que toutes les superettes sont bien fermées sur le caillou!
Je me suis mise à avoir envie de... de... j'ai du mal à le dire tellement c'est tordu!
Je me suis mise à avoir envie de rillettes et de pâté.

Chez moi, la "sucrée", celle qui a été ensorcelée par le Monstre Chocolat, il n'y a jamais eu de rillettes dans le frigo.
JAMAIS!
Mais une envie de femme enceinte ne se discute pas et ne prévient pas!
Je suppliais, je geignais, je salivais d'envie pour des bonnes rillettes d'oie sur du pain qui croustille et des cornichons... mais je n'ai pu assouvir cette envie que le lendemain. Ce fut atroce.
D'ailleurs à quand le Ti Arabe du coin??!
La phase rillettes a duré quelques bonnes semaines et j'ai toujours un pot d'avance, au cas où. Juste au cas où.

Je n'ai pas eu d'autres envies significatives. Si je mets de côté les minutes passées dans la porte du frigo à me demander : "De QUOI j'ai envie?".
Ce qui veut dire en langage de femme enceinte : "Qu'est ce qui ne va pas me donner la gerboulette?".

Par contre j'ai eu des dégoûts.
Un beau matin je me suis mise à être dégoûtée par l'odeur de la citronnelle alors que j'ADORAIS ça.
Hyper pratique quand tu dois te badigeonner toutes les heures d'anti-moustiques Bio pour ne surtout pas attraper le Chik'...
1 cession anti-moustiques = la gerboulette = manger = rillettes!
Ce qui d'un point de vue mathématique revient à dire que si j'ai mangé autant de rillettes c'était pour me protéger du Chik'!

Les dégoûts donc.
Un soir je rentre à la case et le Captain m'avait fait un plat au curry, j'ai cru vomir sur place!
_"Ha bah t'aimes plus le curry? Hier t'aimais ça...
_ Oui bah non, non je n'aime plus le curry, je hais le curry!!! Cherche pas c'est comme ça!
Donne moi des rillettes plutôt!! J'veux des rillettes!!!

Et puis il y a eu la gerboulette en sentant l'odeur du café, de la mangue, de l'ananas, et pire...
J'ai passé des semaines à ne pouvoir avaler un carré de chocolat!!!
What the Fuck???! C'est quoi cette transformation de malade??
Genre ça y est? Je vais me mettre à manger comme Shrek maintenant?
Des tripes? Des rognons? Du foie de mouton? Des gencives de porcs???
C'est là où j'ai compris que j'étais en train de devenir une autre.
Complètement opposée à celle que j'étais, ensorcelée par le Monstre Rillettes&Co'.

Par chance les nausées ne sont plus qu'un vilain souvenir, tout comme les envies, les dégoûts et la fatigue.
Aujourd'hui j'ai retrouvé une vie normale.
Enfin... "normale"!

On m'avait dit "tu vas voir, passé 12 semaines, tout va rentrer dans l'ordre".
La fin des 12 semaines annonce le début du grand kiffe paraît-il.
Déjà tu commences à te détendre parce que le risque de fausse couche est derrière toi.
Hyper angoissant de te dire que ce 'ti bout de bébé peut s'envoler en deux temps trois mouvements... Horrible même.
Le risque de Trisomie est, lui aussi, éloigné et bébé continue tranquillement de grandir.
Donc oui, on entre bel et bien dans la phase du Grand Kiffe!
Dans la phase de l'épanouissement.

Le grand kiffe ça a surtout été quand on a vu le Poisson-Clown bouger pour la première fois à l'écho.
La vraie prise de conscience avec ce qui était en train de se jouer en moi.

Wouaw! Ha mais c'est qu'il y a vraiment un humain dans moi là??!
Un 'ti d'homme(ou fille) qui bouge et qui fait sa vie tranquille le chat??
Je suis VRAIMENT en train de fabriquer un bébé?
Et ça aussi... entre le savoir et le vivre, il y a un fossé.

Le début de la grossesse n'est donc que chamboulement et prise de conscience.
Une vraie transformation oui.
Difficile à comprendre pour l'entourage (entourage = hommes) qui te catalogue de suite dans Ta nouvelle case de "femme-enceinte-relou-avec-ses-hormones!"

Mais aujourd'hui je peux vous l'avouer Messieurs.
Tout ça c'est du cinéma les gars!
On fait EXPRÈS d'être aussi relou juste pour faire l'intéressante et pour vous faire ch*** ! 
HaHaHa (rire démoniaque) on vous a bien eu hein, avec nos soi-disant hormones et tout le baratin...
Les hormones c'est la seule excuse qu'on ait trouvé pour justifier le fait de vous faire vivre un enfer... juste pour le plaisir de faire ch***!
On simule les nausées, on exagère le fait de ne plus pouvoir contrôler le phénomène de faim, on se force à chialer comme des patates pour un oui ou pour un non, on provoque des crises, on joue la comédie de celle qui ne tient plus debout pour pouvoir tranquillement aller végéter sous la couette!!!
Et en plus on ose vous demander de la compréhension et de la compassion.
Quelles vilaines créatures sommes nous!!!
Non mais on est en plein délire! Où va-t-on??
Haaaa Messieurs, si vous saviez... mais vous ne saurez jamais.

Mais juste comme ça, juste au cas où... le prochain qui ose me parler de mes hormones je lui fais bouffer ses genoux accompagnés de ses dents!
Suis-je claire??!

Mais passons.

Aujourd'hui, à l'aube du 5ème mois je me sens toujours en transformation.
Transformation pas seulement d'un point de vue physique (Jésus Marie Joseph! Après 15ans de vaines prières, de maraboutage, de formules magiques et de doux espoirs; j'ai des SEINS!!!) mais surtout d'une transformation intérieur.

Oui c'est vrai je suis plus calme (LOL), plus sûre de moi (MDR), je me sens plus "femme" (PTDR), non pas que je me sois déjà sentie "Robert" mais oui, enceinte, je me sens devenir vraiment "Femme" (EXPTDRrrrrr)
(Veuillez excusez mes abréviations d'adolescente, la grossesse peut aussi être synonyme de régression...)

Je me sens bien plus présente et en même temps comme au dessus de moi, à côté.
L'ambivalence des sentiments.
Jamais vraiment dans une conversation.
Comme à la ramasse.

Surtout en soirée.
Les soirées ici, comme partout ailleurs, sont synonymes d'alcool, de bruit, de fête, mélangé souvent à du grand n'importe quoi.
Tout ça ne me convient plus et je me retrouve à squatter des bouts de canapé, à faire semblant de passer un bon moment, à répondre aux questions qui ne concernent plus que mon gros ventre et je me sens horriblement seule passé 22h.
Heure à laquelle plus personne ne fait attention à ma présence.

Ha bon je ne vais plus faire des bonds de cabri en me déchaînant sur la piste?
Comment ça je ne ris plus à gorge déployée à la moindre petite blague?? (L'alcool aidant à trouver la blague du copain Machin hyper tordante)
Quoi??? Je ne vais plus enchaîner verre sur verre et clope sur clope en passant d'une conversation à une autre? (sans verre et sans clope je n'arrive plus à suivre la conversation d'une bande d'alcoolisés... étrange non?)
Et si après 22h on s'intéresse encore à ma présence ce ne sera que pour poser des mains non invitées à toucher mon ventre.
Et une main par ci sur le bidon!
Et BAM! 2 mains par là placardées.
Et Zou la femme du voisin de ma copine qui se permet de me peloter l'abdomen la clope au bec!

STOOOOP!!!!
Est ce que moi je me permets de vous toucher comme ça???
Non mais c'est quoi ce délire avec le gros ventre?
C'est hallucinant, je ne suis plus que le ventre d'une femme enceinte.

La moindre des choses, quand on se connaît à peine, serait de me demander si tu peux poser tes pattes sur moi!
Parce que si c'est fait avec bienveillance et amour je ne mettrai aucune objection à ce que tu touches, mais DEMANDE!
Il y a mille façon de demander.
Par des mots, mais aussi par un geste délicat, par un regard attendri. Mais en soirée, personne ne demande.

Par contre il y a quelques questions qu'on me demande régulièrement. Surtout en soirée.

"Alors ça pousse??" (Tu parles de quoi? De mon ventre ou de mes seins??! Vicelard!)
"T'es enceinte??! Ha bah j'étais pas sûr..." (Non non j'ai juste trop abusé sur le couscous!)
"Et tu sais ce que c'est???" (À priori un bébé mais j'suis pas encore certaine.)
"Ha bon?? Vous voulez pas savoir ce que c'est??? (Bah si, un bébé, j'viens de te le dire!)
"Ho mais si vous ne savez pas ce que c'est, comment vous allez faire pour acheter ses habits?" (On le laissera tout nu avec une feuille de bananier en guise de couche, le vert c'est mixte non?)
"T'as déjà vachement de ventre dis donc... t'es sûre qu'il y en a qu'un?" (...)
"Et c'est pour quand??! (Pour la semaine prochaine vu comment tu me trouves déjà si grosse!)
"Et tu le sens bouger déjà?" (Pour le moment, hormis des gros prouts je ne sens rien non)
"Non parce qu'au début quand tu le sens bouger ça fait comme des bulles... tu les sens pas??" (Si, les bulles de prouts je les sens vachement bien si!)
"Et vous avez des idées de prénoms?" (Bernard si c'est une fille et Josiane si c'est un garçon, on trouve ça hyper original!)
"Et t'as arrêté de fumer j'espère!??" (Non mais...) "Quoi t'as pas arrêté?? Mais c'est hyper mauvais!!" (Oui je sais, mais si tu m'avais laissé finir tu saurais que je ne fume que des bouts de clopes, et qu'il vaut mieux que je fume un tout petit peu plutôt que bébé me ressente bouffée par le stress et le manque!)
"Et tu veux allaiter?"
"Et t'as pas peur de l'accouchement?"
"Et tu veux la péridurale?"
"Et....??????"

Et sinon? Juste me demander comment je me sens, c'est possible?

Comment ne pas se sentir en décalage quand tout ne tourne qu'autour de mon ventre, alors qu'il m'arrive moi même d'oublier que je suis enceinte??
Et d'un autre côté, je sens que j'ai déjà oublié celle que j'étais avant d'être ce ventre...

Je suis toujours moi. Mais pas que.
Je suis moi et ce bébé d'amour qui grandit.
Je suis moi et celle qui porte la vie.
Je suis moi.
Plus celle d'avant mais pas encore celle d'après.

 

photo
Parce qu'avant j'avais des pieds... mais ça c'était avant!

 

Et puis il y a eu ma 1ère soirée "filles". 
Ma 1ère soirée avec des Mamans.
Et c'est là où j'ai compris que j'étais passée de l'autre côté. Du côté de celles qui comprennent, qui savent, qui sentent.
Ma 1ère soirée où je me suis sentie à ma place, plus en décalage, plus à côté de la plaque.
Et ça m'a fait tellement de bien, ça m'a rassuré.

Parce que même si j'ai l'air hyper sereine et épanouie je suis quand même pétée de trouille.

L'inconnu fait toujours peur. Et cette aventure c'est l'inconnu total.

Il y a beau avoir les livres, les articles, les vidéos... je n'ai encore rien trouvé de plus rassurant que le contact humain.
Alors merci à toutes ces Mamans qui m'écoutent et surtout à la mienne qui respecte mes choix sans rien dire.

Puisqu'on a fait le choix de rester ici, de ne pas rentrer au pays et de donner naissance à notre Poisson-Clown à St Martin.
Après avoir longuement hésité et changé d'avis 3 fois...
C'est d'ailleurs 10minutes après avoir pris cette ultime décision que le Poisson-Clown s'est fait sentir pour la 1ère fois!
Pas de doute, cette fois ce n'était pas un prout! :-)
À croire que l'idée de venir au monde dans le froid de l'hiver métropolitain ne lui plaisait guère.
Parce que bébé est prévu pour le 8 Janvier!
À tout moment je vais être la relou du 31 Décembre et me retrouver nez-à-chatoune avec un Doc un peu pumpédup de son réveillon.

On lance les paris??!

Voilà en quelques mots où j'en suis de ma transformation.
À la moitié.
Jours après jours le Timoun grandit et moi je change avec lui.

Je le sens, je lui parle, je le touche.
Je danse avec lui, je chante pour lui.
5 mois déjà qu'il fait partie de notre vie.
Et ça vaut toutes les transformations du monde!

La grossesse... une aventure incroya-llucinante! La plus tourneboulesque de ma vie.

 

Pas la peine que je te parle des jambes lourdes, de ptyalisme (à ne pas confondre avec le priapisme qui n'a aucun rapport) d'hyperhidrose, d'hirsutisme, de constipation, des RGO, de dyspnée, de pollakiurie et autres petits tracas de la grossesse...
Non, je sens que ce n'est pas la peine que je te parle de tout ça.