L’image contient peut-être : nuage, ciel, nourriture et plein air

À la mémoire de tous ces aventuriers bretons, expatriés aux quatre coins de notre folle planète, en quête de découverte.
Le coeur rempli de pays étrangers, les yeux ravis par la chaleur de l'été.
Les sens en ébullition mais le coeur meurtri. 
Les tripes tiraillées par le manque.
Ce manque qui te ronge le cerveau.
Qui rend fou.
Qui te ferait traverser les mers et les océans.
Ce manque.
Cette mort lente du sang qui ne coulerait plus dans les veines.
Le beurre.
Le beurre salé bordel ! 
Un breton peut se passer de tout.
De tout mais certainement pas du beurre salé.

Je suis une aventurière certes. Mais une expatriée des années 2000.
Chanceuse, je le sais.

À toi mon cher Paysan Breton, sache que mon corps est tropicalisé mais mon sang reste beurré. 
Le beurre salé, la vie bordel !