Mardi 21 Février 8h34.

Parfois la vie à bord me manque...
Vivre sur l'eau, sous les étoiles, bercé par le vent, en connexion avec les éléments. 
Avoir l'océan pour jardin et la lune comme réverbère.
La vie de bohème des mers, gitans des océans.
Par contre une nuit comme celle que mes anciens voisins viennent de passer ne me manque pas.
Houle pourrie moisie, pluie, vent... Tout se trimballe de bâbord à tribord.
Les amarres qui lâchent, le risque d'aller s'échouer à la côte.
Et cette sensation désagréable d'être enfermé dans le tambour d'une machine à laver.
Les draps humides, l'eau qui s'infiltre par les capots.
Impossible de tenir debout, ni même allongé.
Tout fout l'camp.
Oui... mais non. Une nuit comme celle ci ne me manque pas.
Et pour avoir goûté à plusieurs îles, on le sait qu'ici c'est le pire mouillage de toute la Caraïbe.
Vivre sur l'eau a un prix.
Celui de nuits pourries.