L’image contient peut-être : plante, arbre, montagne, plein air et nature

Cette terre que j'ai traversée en avion, en bateau, en bus, en quad, à pied, à dos d'âne, en train...
Cette terre dont j'ai fais le tour en long en large en travers.
Je m'y suis noyée d'envie, j'y ai plongée les yeux fermés sans jamais savoir où j'allais m'arrêter. J'ai grimpé, couru, sauté, aimé, pleuré.
Pleuré de bien. Pleuré de trop.
C'était enivrant.
J'ai rencontré 1000 personnes, goûté à tellement de saveurs, j'ai senti le beau, le vrai et le dur aussi. J'ai touché. Écouté. J'ai pris la claque de ma vie cent fois. Tellement fort. 
Cette claque en pleine gueule de réaliser la chance que j'avais.
La chance d'être une femme qui a grandi sur une terre libre.
Je n'oublie pas que sur certaines routes j'ai parfois eu peur pour ma liberté, peur de ne pas savoir comment vivre en tant que femme.
Une femme d'ailleurs.
Une femme de partout et nul part.
Une femme sur les routes, en soif d'aventures.
Alors quand j'avais trop peur je marchais.
Marcher sans se retourner.
Marcher pour inscrire. Pour ancrer.
Pour laisser ma trace.
Marcher sur terre, la tête en l'air.
Et le coeur ouvert à tout ce que la terre avait encore à m'offrir.
C'est sur la route que je me suis trouvée. L'ambiguïté du voyage. 
Aller voir ailleurs si j'y suis.
Pas à pas, j'ai ramassé les miettes.
J'y étais.
J'y suis.
J'y reste.

C'est tout ce que je vous souhaite pour garder confiance en l'Homme.
Se reconnecter à la terre et s'ouvrir au monde.

Love !
Surtout ce soir.
Du love en barre.
💜