10 octobre 2010

Deadline

Nous voilà à la date limite de mon challenge imposé: un travail et un logement en une semaine...

Au niveau du travail, nous sommes toujours dans l'attente. Mes yeux sont scotchés au téléphone, de  jour comme de nuit. Pour le moment rien de fructuant, j'en arrive même à douter du réseau. Alors je m'auto-fais sonner et par miracle le petit appareil se secoue face à la puissance du vibreur. C'est donc qu'il fonctionne! Alors quoi???   

Nous avons encore passés pas mal d'entretiens, souris de nos plus belles dents, serrés des mains de mes plus belles mains toutes rouge-onglés, déhanchés mais pas trop au moment du fameux "on s'apelle??"... Si après tout ça on reste bredouille...je vais déguiser l'Homme en petite minette du maghreb des caraïbes (un peu d'imagination et vous pourrez visualiser le top qu'il pourrait faire!!)

Au niveau du logement, je crois que je viens de dire "OUI"!

Oui à la casounette avec le petit salon-terrasse que les moustiques du coup ils vont vivre avec nous. Oui à la chambre de princess trop cacahuète, au lit king size, au dressing avec le miroir, à la salle de bain toute jolie faïencée. Oui à la machine à laver. Oui à la non vue sur la mer. Oui aux 1300€ de loyer, eau comprise. Et pour finir oui à l'emmenagement dans seulement 3 semaines... pouin pouin pouin pouiiiiiin...

On peut donc en arriver à la conclusion que j'ai validé la moitié du challenge non?? 

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07 octobre 2010

la dure loi de la jungle

        Place à la prospection qui nous dévoile notre statut sur l'île : des dépendants!

   Nous sommes dépendants du bon vouloir d'un éventuel patron. Tous les matins, après avoir attentivement relevés les annonces sur les journaux locaux, on se met sur notre 31 et on part à la chasse! A peine sortis du véhicule de location le déluge nous transforme en "zezette épouse X". Les cheveux en bataille, collés au front, le front qui ruisselle sur nos beaux habits qui ne ressemblent plus qu'à des serpillères de chez Emmaüs.  Mon maquillage dégouline. Les pieds plic-ploc dans les chaussures. Et pour couronner le tout nos cv sont trempés. On tente de faire bonne figure, de sourire un max, de parler correctement, d'avoir l'air sûr de nous mais pas trop.  De serrer les mains en regardant bien dans les yeux. On repart toujours avec la même réponse : Vos cv nous intéressent, on a vos contacts, on vous rappelle. On passe donc à la phase "attente".

  Nous sommes dépendants du marché de l'immobilier qui explose. Les logements sont précieux sur l'île. Précieux et rares. Et hors de prix. Nous avons visité une case ce matin. Une case oui, sur pilotis limite, au milieu d'un quartier pas top. Une case donc, où il faut se partager la terrasse avec les voisins. Une case de seulement 25m², une cloison-rideau qui sépare la chambre du salon. Pour 1400€ charges comprises. Du grand luxe!

Cet après midi, il s'agissait d'un appartement, très grand, près de 50m², deux chambres dont une meublée d'un balai (hum hum, comme si un jour on allait meubler cet appartement...)  la décoration et les meubles dignes de chez mémé Simone. Une terrasse enoooooorme vue sur mer, sauf que les proprios vivent au dessus et occupent également la terrasse. Pour 1400€ charges non comprises. Trop cher pour la vie en communauté de terrasse.

  Nous sommes dépendants, pour finir, de la météo. Une nouvelle perturbation, Otto de son petit nom, nous secoue pas mal les cocotiers! Il pleut à verse, le bas de l'île est inondé, des orages assombrissent le ciel tôt dans la journée. Donc tout nos chers patrons et proprio sont déboussolés. Les restaurants vont tarder à ouvrir (dégât des eaux oblige) et les logements ne peuvent être visités puisque les chers babates ne veulent pas mettre le museau dehors s'il pleut.

  Mais je vous entends d'ici, tout sournois que vous êtes... non non non... pas de destin funeste cette année pour les manouches des caraïbes. Puisqu'on est confiant et que tout va rentrer dans l'ordre sous peu. Incessamment même.

  Il faudra vous faire à l'idée que tout ne se passe pas toujours comme prévu pour nous. Bon, ça ne veut pas dire que ça se passe mal, loin de là. Et même que nous sommes encore dans les temps. J'avais fixé le challenge d'emploi-logement à une semaine. Il nous reste donc 3jours.

  Tout ça pour remettre un peu de réalité à nos pauvres existences. Nous ne sommes pas QUE des branlous qui ont des cuillères dorées toutes cuites dans la bouche! Ça se gagne une place au soleil des noix de coco.

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04 octobre 2010

Saint Barth, le retour

A peine descendu du bateau qu'on se sent à nouveau comme à la maison. Gustavia, la "capitale", ses boutiques de luxes, les jolies facades des restaurants, les vallons parsemés des petites lumières des villas. Les falaises, le petit cri des margouillats, le vent qui se lève sur la mer.

Nos charmants hotes nous recoivent chez eux, à la locale, avec un bon petit rhum. La pluie est elle aussi au rendez vous. Pluie epaisse, assourdissante, qui nous assomme, nous berce. De toute façon le décalage horaire aura vite raison de nous. Le rhum aussi.

Au petit matin nous partons, les pouces levés, à Gustavia. On voulait ouvrir une ligne afin d'être joignables pour nos futurs employeurs. Sauf que le réseau téléphoniqe est hors service aujourd'hui, et que la plupart des etablissements sont encore fermés. On se dirige donc vers la superette pour les coursinettes... Haaaaa Saint Barth et ses prix délirants!!! On sait que dès aujourd'hui notre regime alimentaire va être chamboulé, les fruits et legumes étant réservés aux riches, mais le pire c'est qu'ils sont limites immangeables. Je regrette déjà le si bon jardin de ma maman...

Il n' y a plus qu'à attendre que l'ile se réveille tranquillement, que les americains débarquent, que les dollars s'envolent et que le champagne coule à flot... Nous sommes prêts!!!

 

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25 septembre 2010

Comme un air de déjà vu

Fin prêts à revivre les maraboutages, les piqures, les fractures, les pannes en tout genre...

Mais aussi, l'eau turquoise, le sable fin, le soleil, le luxe, la frime, le bling bling...

Vous l'avez devinez on repart à St Barth! Mais à l'aventure.

Notre mission si on l'accepte, dégoter Le poste avec Le logement pour v'la La paie en une semaine.

Pourquoi une semaine? Pôle Emploi ne veut pas nous subventionner! Du coup on est limité niveau budget.  On ne s'inquiète pas trop (surtout moi, grâce à mon bon vieil optimisme) et comme nous l'a assez seriné notre cher Charles.A : "La misère est moins penible au soleil". Le rhum est pour ainsi dire moins cher que l'eau minérale... on oubliera vite la notion du temps au pire.

Pourquoi St Barth? Parce que je suis saoulée de regarder le cailloux via mon écran de veille d'ordinateur. Et plus serieusement parce que le billet pour la Polynésie est hors de prix, et qu'il nous faut repasser par la case "travail" si on veut un jour y aller.

Quand? On décolle le Dimanche 3 Octobre... (il y aurait-il un signe caché derrière cette date?)

Vous savez tout!

Une fois de plus, toutes nos jolies pensées iront vers vous.

 

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13 septembre 2010

introspection

Voyager c'est quitter son cocon, c'est s'ouvrir au monde, c'est perdre tout ses repères.

C'est ne pas comprendre d'un premier point de vue et point d'ouïe ce qui nous entoure. C'est s'attarder, patienter, se concentrer, lacher prise. Se donner au quotidien, et ne plus se faire guider par celui ci.

C'est revoir ses habitudes, en garder, en stopper et en trouver de nouvelles. C'est accepter le rythme naturel. Manger que lorsque le corps le réclame, dormir dès qu' il fait nuit et se lever aux aurores.

C'est chercher un but, sans jamais le trouver.

Voyager c'est vivre dans un nouveau rapport au temps, ne jamais savoir où? quand? comment?
Filer, flairer, s'éparpiller, s'arrêter.

C'est décider.
C'est Etre, au sens le plus biologique.

C'est avoir envie de partager avec ceux qui sont restés.
D'où la contradiction.
Voyager pour s'abandonner et ne surtout pas être oublié.

Voyager c'est aussi rentrer pour savourer un prochain départ.

On repart.

 

 

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01 septembre 2010

Back home

Pour rentrer il faut faire preuve de patience malgré le tirelipinpon sur le chiwawa que tu as dans la tete tellement t'as hate de revoir les tiens.

On doit passer par New Delhi pour une petite periode de transit. Que dis-je des kilometres d'intestins! Une gastro-entérite même! 24H d'attente dans un terminal. On connait les attentes interminables, rapellez vous nos 48H à Bogota. Mais à New Delhi c'est tout un roman une telle attente. Je vous raconte?? Oui?

Nous arrivons à 11h à Delhi, je foule la moquette indienne, wouaw, elle est beeeeelle la moquette! Moi qui m'attendais à un aéroport tout vieux-moisi-pourri. Que nenni!! C'est flambant vaporeux de moquette. Une bonne nouvelle quand on sait qu'il va nous falloir dormir par terre. Bref, la moquette c'est chouette, mais qu'en est-il du personnel indien?? Ah bah ils sont chouette aussi!

On se lance dans la petite queue pour passer dans la zone de transit, et PAF on nous la fait version Monopoly "retournez à la case départ, ne buvez rien, ne mangez rien, et revenez dans 10 heures!". Nous sommes bloqués dans une salle, munie d'un wc et d'un fumoir. Sans oublier la moquette. On est plutôt pas mal mais il y a comme une impression de claustrophobie qui se reveille en moi, une envie subite de passer la zone, de sortir de cette salle. Ils nous ont comme qui dirait "immodiumer" dans notre elan!

Les autres voyageurs sont comme nous, ils attendent mais ils arrivent toujours par passer au final. Parce qu'en Inde si tu veux quelque chose il te faut crier. Sinon t'es pas pris au serieux. Alors pourquoi on crit pas nous hein??? Parce qu'on est des pacifistes et parce que de toutes façons on doit quand même attendre 24H. Alors ici ou ailleurs...

A 20h30 Karim se la joue "Allez les gars on passe????!"

A 21h je râle! On nous promet un plateau repas.

A 21h15 toujours au point mort. Je passe donc en mode " T'as vu l'heure ****??? Alors cesse tes ***** d'explication à la ***** et tu nous fait passer NOW!!!!" Et bah voilà, on passe!!

HYHHAAAAA restos, bars, et possibilité de regarder au loin sans être freiné par un mur. On est toujours enfermé c'est sûr mais dans la vraie zone. Et puis même qu'on nous offre un plateau repas. Et même que c'est bon et épicé. Et même qu'il y a de la moquette encore et que je vais pouvoir faire un gros dodo.

On doit decoller à 11h le lendemain matin, sauf qu'on nous fait embarquer à 10h30 pour finalement quitter le sol Indien à 12h30. Sans oublier qu'on a déjà 9h de vol et qu'il doit y avoir 5 télés qui ne marchent pas dans l'avion et qu'on fait partis des numéros gagnants!!!! Félicitations!!!! YOUHOU!!! C'est pas grave on va passer le temps en buvant,  pauvres arsouilles que nous sommes.

Vous en voulez toujours????

On est de retour. Bronzés, fatigués, ravis, amaigris, souriants, contents d'avoir vécu l'aventure à 2. Une fois de plus les embrouilles n'ont pas eu raison de nous. On en redemande même. On repart quaaaaaaaaand???? Mais cette fois ça sera pour travailler. C'est bel et bien fini les vacances.

PS: Merci de nous avoir suivis, supportés, lus, regardés. Merci pour vos commentaires, vos mails. J'espère avoir réussie ma mission, à savoir, vous faire voyager avec nous. En vous souhaitant un bon retour,  tout en douceur. Bon anniversaire à ceux qui ont vieillis pendant notre absence. Bienvenus aux bébés nés durant l'été. Maintenant qu'on est là il va être question d'arroser tout ça! Tous à vos agendas les manouches debarquent!!!!!

(suite...au prochain tome!!)

 

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30 août 2010

En passant par Bangkok

Bangkok, plaque tournante de fringues en tous genres à bas prix, j'adore!

On retourne dans le quartier où nous étions déjà passés il y a 2ans. C'est marrant de voir le chemin que j'ai fais depuis ce 1er voyage: beaucoup de pays, de kilomètres en bus, avion, charette, à 2 ou à 4 pattes... sans oublier mon evolution psychologique!!! Je ne suis plus une handicapée de la vie, une névrosée des sentiments, une atrophiée de l'envie. Toujours enrichissant de revenir sur ses pas pour une petite introspection. Merci Doudou c'est grâce à toi tout ça.

Au niveau culturel, Bangkok c'est l'endroit où on mange pour rien, où il y a des carrioles-resto à tout coins de rues. Ce sont les tük tük qui te permettent de visiter la ville à la locale, les cheveux au vent. C'est la femme aguicheuse à touristes de sexe masculin, même si la femme en question et le plus souvent un homme. Ce sont ses marchés: poissons frais, épices, thés, quincaillerie, vêtements, bijoux... Ca grouille tous les jours à toutes heures. Une ville qui ne dort jamais.

On se retrouve un peu au bout du voyage. Les differents changements de programme afin de jouir un maximum de ce voyage n'ont pas suffit à nous faire oublier que nous sommes passés à côté de la Chine, le Népal et l'Inde. Mais comme je vous l'avais dis on a préféré jouer la sécurité (intempéries-épidémies). Alors pas de regrets! La route s'est dessinée pour nous, on a suivit les signes comme d'habitude. Avec un peu de recul, je vais tenter de revoir mon discours sur Bali et Lombok qui peuvent être des destinations au poil pour beaucoup de gens. Les accrocs de plongée, de surf, de trek (pour tous les volcans) de plage, de scooters. Vous pourrez le voir grace aux photos, les paysages sont magnifiques en beaucoup d'endroits, il suffit de mettre de côté le bruit ambiant et l'air oppressant. Se fondre dans la masse et accepter qu'on ne pourra être seul face aux paysages. Obligation de partage constante, j'ai encore du mal à me dire que notre belle terre commence à devenir bien petite pour tout ses terriens; à moins bien sûr de revoir sa destination ou encore l'époque de l'année. Allez tiens, la prochaine fois Amour on va se faire le Zimbabwe en Novembre??

En attendant on rentre. Parce que dépenser pour dépenser ça ne sert à rien. Parce qu'on n'est plus dedans depuis un moment. Parce qu'on préfère laisser la place aux autres voyageurs (même si 2 de moins c'est pas grand chose, c'est déjà pas mal. Si ceux qui vont à l'etranger pour se mettre la race et chopper de la blonde restaient chez eux ça nous ferait bien plus de place du coup!!!) Parce que nos sacs sont pleins à craquer, parce qu'il serait impossible de marcher avec ça; bien que je me sois lesté de plusieurs kilos pendant ces 2mois. Parce que Karim fond comme neige au soleil. Parce que nous sommes déjà bien bronzés. Parce que les mamans me manquent. Parce qu'il va être temps de choisir une nouvelle destination pour la saison prochaine. Parce que je viens de manger des brochettes grillées et que j'ai envie de barbecue avec les copaings, accompagnée d'un bon pif.

Parce que...

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27 août 2010

Ubud (BALI)

Après une nouvelle traversée, nous voilà de retour sur Bali pour quelques jours. Direction Ubud comme prévu, qui vaut la peine selon un petit couple rencontré.

Effectivement, rien n'à voir avec les quartiers que nous avions difficilement parcourus à notre premier passage. L'endroit est propret, de très jolies boutiques, des temples balinais, des rizières aux alentours. Mais toujours autant de touristes.

On décide de se faire la Monkey Forest, quitte à voir des singes autant que ce soient des vrais. La forêt est en bordure de ville, une anarchie de troncs, de lianes, une petite rivière, des temples et des singes par centaines. Limite flippant les loustiques; ils te courrent après, te montent dessus, te font des grimaces de malades en sortant les crocs, il y en a même un qui a tiré sur la barbe de Karim. Mais ils sont en plein air, se gavent des bananes que les touristes leur offrent. Une bonne vie je pense, vu comment ils ont l'air paisible, siestant, s'epouillant et surtout copulant!!

On profite egalement de ces quelques jours pour tenter d'en découvrir plus sur la culture balinaise. En l'occurence par la danse donnée dans les temples pratiquement tous les soirs. Une vingtaine de musiciens d'un côté de la scène, ambiance lourde et pesante de par les costumes et l'arythmie musicale. La danse est un enchainement de micro mouvements où tous les organes sont employés. Des doigts qui font des oscillations constantes, en passant par les orteils qui se posent ou pas au sol, sans oublier les yeux/sourcils/bouche qui ne cessent de donner des expressions differentes au visage. Chaque partie du corps est une entité à part entière où celle-ci est en mouvement perpetuel. Les costumes sont clinquants, des sarongs aux couleurs vives et de grosses parures dorées. Le spectacle est divisé en 5 parties qui tracent soit des danses de rites, de prières, de courage et bravoure ou encore de séduction.

Nous sommes tellement conquis par Ubud que nous décidons de quitter l'Indonésie pour de bon. Sans être trop sarcastique, on va dire que nous en avons vu assez. Pas assez emballés par les lieux, ou du moins par la periode. Alors au cas où je n'aurai pas été assez claire : NE PAS VOYAGER EN INDO AU MOIS D'AOUT!!!!!

Mais alors???? Où allons nous après tout ça????

Pas mieux, pas pire. En Thaïlande. Mais juste pour faire les courses, parce qu'on n'a plus rien à se mettre et que là bas au moins c'est vraiment pas cher. Dans le sens où la négociation du prix va très vite, pas besoin de raconter sa vie pour marchander.

Bangkok on arrive!!!!   

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26 août 2010

Kuta Lombok

Apres ce trek nous decidons d'aller passer quelques jours en bord de plage. Rien de bien extraordinaire vu qu'on passera nos apres midi au bord de la piscine en fait!

A Kuta Lombok il n'y a pas grand chose a faire, a part du snorkeling et de la plongee. On ne fera ni l'un ni l'autre. On commence a etre fatigue, plus trop envie de depenser tout les sous. Puisqu'on pourrait tres bien louer un scoot et visiter les environs, mais on en a marre de devoir tout marchander pour quand meme se faire arnaquer. Flaner est encore gratuit heureusement.

On se pose des questions sur la suite du voyage... envie d'ailleurs!!! L"indonesie au mois d'Aout n'etant vraiment pas l'idee la plus brillante qu'on ait pu avoir!

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19 août 2010

le mont Rinjani

WOOOOOOOUW I DID IT!!!!

C'etait pas de la tarte j'avoue, physique comme pas possible, envie d'arreter de marcher maintes et maintes fois mais je peux le crier haut et fort : j'ai fais un trek!!!!

Nous rencontrons un couple de francais (tito et charlotte), noud ferons le trek que tous les 4; notre guide surnomme Oulala (que j'ai repete des tonnes de fois a la place du "putain" habituel de fatigue) et nos deux jeunes porteurs.

On embarque dans le coffre de la camionette, cheveux au vent on fait plus ample connaissance. On va commencer la ballade a partir du village de Sembalun, parait il que c'est plus simple de ce cote. Je n'ose imaginer ce que ca aurait ete de Senaru. (en fait on a eu 1000m en moins de denivele a grimper). Un petit pipi (mes intestins s'etant calmes), une cigarette (qui sera la seule de la journee) chacun son sac (qui contient le STRICT minimum) et zou c'est partit! Le cheminou commence soft, nous sommes dans une charmante vallee, verdoyante, les collines au loin et surtout le sommet du Rinjani (3726m) qui nous nargue de sa superbe. Il a pas l'air si loin que ca, lance charlotte! Hum hum...J'en suis bien moins sure moi.

On se retrouve vite en plein soleil, qui tape deja bien trop, a grimper un chemin tout caillouteux. Et ca grimpe, et ca n'arrete pas de grimper... je vous epargne la suite. On passera 2jours a grimper en fait. Je commence deja a etre a la traine, par manque de souffle, donc d'endurance, a cause de mon non entrainement physique. Il y en a un qui avait raison, mais je tiens le coup, le but etant d'avancer pas d'arriver le premier. C'est quand meme rageant d'avoir le sentiment de faire du sur place. Un pied devant l'autre, ne pas regarder en haut tellement tout cela parait interminable. Environ 3 heures plus tard on se fait la pause dejeuner. Notre charmant staff se met a l'action : feu de camp, epluche legumes et nous voila servis d'une bien belle assiette, de quoi reprendre des forces.

L'apres midi nous devons parcourir 5h de marche. D'accord je suis morte, j'ai deja mal partout, j'ai froid alors que tout le monde creve de chaud, mais j'arrive a ne pas me plaindre, ne voulant pas donner trop raison a Karim, je suis capable, je suis cap', je sui...

Nous sommes en plein coeur des collines, toutes arborees, une bien jolie vue sur la vallee et la preuve qu'on a deja pas mal grimpe! Je m'aide des cailloux et des arbres pour avancer, mes jambes me faisant defaut. La derniere heure fut la plus dure. Mes acolytes sont deja en haut et Doudou m'encourage d'un "Ca vaut le coup Cocotte". Un dernier effort, raaaaah je pousse sur mes jambes, allez je vois le bout, plus en mode "pic qui te barre la vue" et WOUAW! Je decouvre un immense lac, qui s'est forme dans un cratere, l'eau y est turquoise, on a une vue imprenable sur le petit cratere encore en activite, ca fumouille la dessous. Le soleil se couche au loin, encore quelques 1000m au dessus le sommet du Rinjani, l'endroit est idyllique, digne de grands aventuriers. Jamais on ne pourrait penser se qu'il ce cache derriere ces montagnes. Encore un petit effort, il nous faut rejoindre le camp de base ou deja une vingtaine de tentes se montent, sur une parcelle escarpee, aceree, tres proche du vide (t'as pas interet a te craquer pour le pipi nocturne) les autres groupes et leurs guides sont la aussi. Ambiance colonie de vacances. Et puis des que le soleil se couche pour de bon on se caille severe!!! Les organisateurs nous avaient dit qu'un petit gilet suffirait et bah pas du tout les gars! Un vent glacial nous fouette, on se refugie sous nos tentes, essayant vainement de nous rechauffer a la bougie! Une bonne soupe nous aide un peu a retrouver de la chaleur. Et le mieux etant de se camouffler dans nos sacs de couchage pour un bon gros dodo.

Le coq etant absent, nous sommes reveilles par les groupes les plus sportifs qui partent a 1h30 du mat pour le sommet. Mais le soleil ne se levant  qu'a 6h a quoi sert de poireauter dans le froid la haut??? Oulala, lui dort bien profondement, on attendra donc son feu vert pour y aller. Il viendra a 3h du mat, avec the/cafe et petits biscuits. Nous sommes le dernier groupe a quitter le camp, nous serons d'ailleurs constamment les derniers a arriver et les derniers a partir durant les 3jours. Oulala est les porteurs etant bien detendus! Ca me va plutot pas mal.

L'ascension donc... un grand moment! Lampes frontales, la tete a l'envers de fatigue et de froid. Le chemin est sableux, tu fais un pas tu recules de deux! Heureusement il fait nuit donc aucunes notions de la duree. Par contre je devine le vide par moment. Nous marchons sur une parcelle plane (alleluia du plat!!) et de chaque cote le vide. Garder la tete bien en face pour que la lampe n'eclair pas !!! Et ca grimpe, et je n'en peux plus de grimper et ...au bout de 3h je dis STOP! Les autres iront s'entasser avec les autres groupes, nous on se cale sur un gros rocher, comme seuls au monde. De toutes facons le film commence, le ciel etoile laisse progressivement la place a un rai de lumiere a l'horizon qui changera de couleurs minutes apres minutes. Bleu, vert, rose, orange. Nous sommes egalement au dessus d'une riviere de nuages, douceur, vapeur, coton, envie d'y sauter tellement ce tapis a l'air accueillant. Une fois de plus la durete de l'effort est largement recompense. Nous voyons au loin le Gunung Agung (volcan sur Bali) et meme les iles Gili qui ont l'air si petites toutes rikiki! On passe un moment de reve, ou on se sent fier de faire partie de ce nouveau jour qui se leve. Le monde est tellement beau d'en haut.

Et puis ca y est il faut redescendre. Une seule est unique technique fiable : se laisser glisser. Un peu casse-gueule puisque je me ramasse sur les fesses pas mal de fois, mais tenter de faire des pas ne sert a  rien. On profite malgre tout de tout ce qu'on a pu voir durant la montee, et effectivement il y a des passages a-pic! A 8h nous arrivons au camp de base pour un vrai petit dej. On est tout poussierreux, noirs, crados, meme pas moyen de se laver les mains, l'eau etant pour calmer notre soif uniquement. C'est ca le trek, il me dit Karim!

Nous sommes rejoint par des dizaines de singes qui veulent leur part de petit dej. Ils sont ravis de tout les restes que les porteurs eparpillent ca et la. Parce que oui l'endroit est degueulasse! Chaque staff laisse ses emballages, ses epluchures, et chaque trekeur donne une allure papiecuesque a l'ensemble du territoire! En meme temps, pas de poubelles, pas de toilettes, alors chacun fait comme il peut, c'est a dire polluer!

Nous quittons le camp de base, pour rejoindre le bord du lac. Encore 4 heures de marche a descendre un "chemin" caillouteux. Ca glisse, ca tire, et ca se vautre!!! Les filles surtout!! Nos bonhommes preferant descendre en courant, ils sont si forts! On arrive enfin au lac, qui a l'air bien moins propre de pres, j'ai voulu tenter la baignade mais un singe mort etait en train de flotter! Heu bah du coup je vais juste faire une sieste en fait. Apres manger nous allons du cote des sources chaudes, mais trop chaudes pour s'y baigner, du moins ca aurait ete dur de repartir apres un bain.

Nous serons encore les derniers a quitter le lac pour rejoindre l'autre camp de base pour la nuit. Et Oulala decrit l'endroit ou nous devons aller. Je sais pas si j'ai vraiment envie moi, parce qu'il montre l'autre cote d'une montagne! Et je trouve que depuis ce matin on a deja fait pas mal avec l'ascension, et puis c'est vrai quoi, on pourrait pas se reposer un peu la??? C'est qui qu'a dit qu'y fallait marcher comme ca tout le temps????? Bah t'as paye pour ca cocotte non??! Ah oui! Un moment j'avais oublie qu'on etait seuls responsables de cette souffrance!

Allez ok, on y va alors! On doit longer le lac, en escaladant des petits rochers afin de rejoindre un sentier abrupte. Ce sera 3h d'escalade constante! Au moins je peux faire travailler mes bras. Je me plains, je me plains, mais on croise tout ces porteurs qui descendent eux. La plupart pieds nus et charges de pres de 40 kgs! Des jeunes, des moins jeunes, souvent la clope au bec. En meme temps le Rinjani est le coeur de l'economie de la vallee. Oulala nous confie que ses enfants vont a l'ecole, je suppose donc qu'il gagne suffisamment. Alors j'arrete de me plaindre et je pousse bien sur mes pieds. Cette montagne interminable nous offre enfin son sommet. Un tout autre point de vue sur le sommet, le lac et le cratere. Tito et Charlotte etant arrives avant nous, ils nous ont reservee une place de reve pour les tentes. Un dome juste de quoi accueillir nos 2 tentes, dominant les alentours. Mais la soiree sera de courte duree, le froid et la fatigue nous obligent une fois de plus a nous calfeutrer a l'abris. On profite de la priere de quelques Balinais venus en pelerinage, le Rinjani etant sacre pour eux. Mais la vallee est musulmane. Ca fait bien rire notre jeune porteur qui lui est musulman "Les Balinais viennent prier dans la montagne et nous a la mosquee" Euh, si je ne m'abuse petit tu n'aurai pas un pelerinage a faire toi aussi???

Une fois de plus, ce que tu as grimpe tu vas devoir le redescendre. Un sentier de sable et de gravillons qui te font des pieges, yahouuu je gliiiiisse!!! Encore de belles gamelles. Nous atteignons la junggle en fin de matinee, qui nous accueille, nous engloutie et nous assure un retour imminent a Senaru.

14h30!!!! Heure de la delivrance, nous rejoignons notre petit hotel pour boire, nous laver et surtout arreter de marcher. En a peine 20 minutes nous sommes coupes par des courbatures de fou qui nous donnent des demarches de pingoins. Demarches qui nous suivront pendant plusieurs jours d'ailleurs.

Fiers de nous, nous sommes encore sous le charme de ce que ces 3 jours nous ont permis de decouvrir.

On est vraiment des chanceux, il n'y a aucun doute la dessus!!!

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