04 octobre 2017

J'attends ...

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Le soleil se lève sur la campagne.
Réveil embrumé. Réveil câlin. Chocolat tartines grillées. Ça caille dans la cuisine. On se colle. Collées serrées pour se réchauffer d'avoir quitté la chaleur de nos draps. Une fois de plus, encore une fois, L'Enfant Chérie a dormi avec moi. Je me dis que ce matin on a le temps. On peut profiter. Et puis par je ne sais quel tour de magie, le temps est passé et on risque, une fois de plus, encore une fois, d'être les dernières arrivées. 
De la fumée sort de ma bouche, la rosée trempe nos souliers. Emmitouflées main dans la main c'est l'heure.
L'heure de foncer.
Zou dans l'auto, le chauffage à fond.
Viens ma douce. Fonce. Dépêche toi.
J'en ai la bouche pincée de lui dire une fois de plus, encore une fois, dépêche toi. Mais nous sommes comme ça. Prendre le temps au risque de lui courir après. Au temps. Le temps. Pas assez de temps.
La cloche sonne. La cloche pour dire que les portes vont se fermer.
Ne pas se faire remarquer. Petit train train quotidien.
Les exilées climatiques tropicalisées se fondent dans la petite masse de l'heure qui passe. Comme tout le monde. Comme les autres. Peut être un peu plus emmitouflées certes. Mais personne n'y fait attention. On dit Bonjour bien fort, le sourire aux lèvres d'être à l'heure. Et même que nous ne sommes pas les dernières. Fières.
Un bisou par ci, un bonne journée ma Chérie par là.
Cette gosse trouve sa place et nage en collectivité comme une vraie sirène. 
Pas de larmes, pas de "pars pas maman", pas de petits doigts accrochés à moi. Elle nage. Elle part loin de moi et retrouve son petit monde. Prête à passer une belle journée.
Et dire qu'il va falloir l'arracher à ça.
La trimballer encore une fois. Rentrer chez nous les gars.
Ouais on va rentrer chez nous.

Toujours pas d'électricité ni d'eau dans mon quartier. C'est la raison pour laquelle nous sommes toujours là. On attend.
On attend en parlant aux copains de là bas. En leur disant ce qu'on vit ici.
On attend.
On attend dans cette parenthèse de jolie petite vie ici.
Et ça va.

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30 septembre 2017

À vous ...

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Juste parce qu'aujourd'hui il devait pleuvoir et faire un temps de chien. Et que finalement il a fait pas trop si froid. Même un peu chaud.
Il a fait pas trop si froid que ça m'a donné chaud.
Chaud dans le coeur.
Jolies couleurs.
Alors on a passé la journée dehors. 
On a vu des moutons et des canards. 
Et on a fait de la balançoire. Il y a eu de jolis rires chez les copains. Et des bisous à demain.
L'été Indien.

Et forcément toutes ces couleurs, je les envoie à des milliers de kilomètres d'ici. À ceux restés là bas. À mes amis. À ceux que je n'oublie pas. À ceux qui savent.
À ceux qui.

On rentre bientôt.

C'est promis...

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19 septembre 2017

Maria, casse-toi !

J'vais pas vous mentir j'suis soulagée d'être enfin arrivée au pays. Soulagée de retrouver un bout de chez moi. Retrouver une maison dont je connais les odeurs, une maison avec les jolies couleurs.
Soulagée.
Et en même temps j'vais pas vous mentir j'suis en vrac.
Parce que Maria qui s'invite su les ptits paradis que j'ai quittés. Sur les belles âmes qui nous ont réconfortés.
St François et ses généreux hôtes qui nous ont ouverts grand leur maison. Qui nous ont nourri, choyé, calmé et qui ont pris nos gosses par la main.
St Claude, et une si belle case en bois, une aussi solide je l'espère que la douceur de ses propriétaires.
Laurence et Éric (pour ne pas les citer) ont fait de leur Bananes Vertes un havre de paix. Arrivée chez eux en vrac et déracinée, je suis repartie apaisée.
Sans oublier tous ces messages reçus des Saintes, de la Martinique, de toutes les îles voisines qui pensaient tellement à nous.
Les antilles, après Irma c'était ça.
Des gens qui ouvrent leur porte et qui se donnent la main.
Alors tu vois Maria, ça tu l'auras pas.
Même Irma n'a pas réussi.
Perd pas ton temps. Casse toi Maria !
Casse toi !

Alors oui j'vais pas vous mentir, aujourd'hui je suis soulagée d'être chez moi.
Mais j'suis en vrac.
Ouais j'suis en vrac.

Prenez soin de vous...
On ne vous oublie.
Je ne vous oublie pas.

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10 septembre 2017

Irma, tu nous auras pas ...

Il était 8h30 environ.
Irma venait de nous assommer, de nous secouer comme jamais.
On n'avait pas dormi de la nuit.
Les derniers signes radios nous annonçaient qu'Irma était un cyclone hors catégorie. Que personne n'avait jamais vu ça. Qu'on ne parlait même plus de vitesse du vent ou de biens matériaux à sauver. On nous a dit de sauver notre peau. C'est ça qu'on a entendu à la radio. Sauvez votre peau les gars.
Alors oui il était 8h30 environ et on était sauvé. Effrayé. Déboussolé. Sous le choc. Tendu. Terrorisé. Fatigué. Mais sauvé.
Vivant.
On était vivant putain.
Plus aucun contact avec le monde extérieur. Pas de réseau. Rien.
Perdus.
Perdus sur notre caillou. Notre île.
Dévastée la belle.
Nous aussi on l'était.
Dévastés.
J'ai jamais eu aussi peur de ma vie.
Jamais.
J'ai cru mourir à chaque instant pendant de longues heures. J'ai vu la fin.
Les derniers messages que j'ai pu envoyer avant que tout ne coupe c'était ça.
Je vous aime. Au cas où, je vous le dis, maman, frangin, amis... je vous aime.
C'était horrible de le dire comme ça.
Horrible pour eux de l'entendre mais je l'ai dis. Il fallait que je le dise. C'est aussi les derniers messages de mes amis d'ici que j'ai reçu.
On ne tiendra pas. Ça va lâcher. On va lâcher.
Et puis plus rien.
Plus de réseau.
On ne savait pas si ça allait tenir. Si la maison allait tenir face à cette bombe d'Irma. Je ne savais pas si mon coeur allait tenir à tellement battre de peur. Si j'allais pouvoir garder mon calme. Si je n'allais pas devenir folle face à la terreur.

Irma s'est invitée doucement vers 1h du matin et est montée. Montée. Montée. Ça ne s'arrêtait pas de s'intensifier. Les bruits. Le vent. La pression était dingue. Nos oreilles allaient exploser à chaque bourrasque. Un bombardement.
Et dans la tempête, c'était l'inconnu. Impossible de savoir jusqu'où ça allait. Jusqu'où la nature était capable de se déchaîner à ce point.
Irma était dingue. Une furieuse. Une tueuse. Elle voulait notre peau putain.
Des minutes qui durent des heures.
Des heures qui durent des jours.
Est ce que le toit va tenir? Est ce qu'on ne va pas se faire dézinguer? Pulvériser?
Chaque minute de passée était une minute de gagnée.
Les enfants dormaient. Comment ? Mais comment dormir dans un tel bordel ?
Je ne gérais rien. On a laissé faire les gars et avec ma pote on se donnait la main au dessus de nos gosses qui roupillaient.
Les yeux.
J'ai vu la trouille dans ses yeux. Et je n'ose même pas imaginer ce qu'elle a vu dans les miens.
Et puis 5h15.
J'ai regardé pour me souvenir.
5h15 et plus rien. Net. Plus un bruit.
Mes oreilles étaient défoncées et j'ai vrillé.

On est sous l'eau ?
On est sous l'eau c'est ça?
Submergés?
La maison va éclater dis le moi !

Elle s'est marrée. Enfin, elle s'est marrée du mieux qu'elle pouvait.
C'est l'oeil Soïz. C'est l'oeil panique pas.

Moi j'y croyais pas. J'étais sûre d'être sous l'eau tellement mes oreilles me défonçaient.

Ouais j'ai vrillé.
La peur.
Trop de peur.

C'était l'oeil.
On avait tenu la première partie.
On avait tenu...
Maintenant il fallait changer de pièce.
Les vents allaient tourner.
Fallait se préparer au deuxième round.

J'ai réveillé La Chouette pour passer au plan B des gars au cas où le plan A ne tienne pas.
Ils avaient tout prévu. Des plans ils en avaient pour, je suis sûre, de A à Z.
Des guerriers ces gars. Des qui nous laisseraient pas emporter par Irma.

Jai réveillé La Chouette et j'ai vu dans ses yeux... C'est dingue ce que j'ai vu dans ses yeux.
Elle s'est collée à moi. M'a regardé si intensément.
Elle s'est fermée.
Un bloc.
Elle s'est tournée.
Et s'est rendormie.

Je suis allée chercher Dinou fils, qui lui aussi faisait partie de l'aventure et je l'ai mis à l'abri, près de nous. Irma elle l'aura pas mon chat!

L'oeil à duré 1 heure, 1 heure où il n'y a plus eu un bruit, plus rien, ambiance de fin du monde au petit matin.
1h pour se remettre de ce qu'on venait de vivre.
1h pour faire le point.
Et en 1 minute Irma nous a englouti à nouveau. Une brute. Une furieuse.
Aussi dévoreuse qu'avant l'oeil.
Folie!
C'était la folie.

En 1 minute.
1 seule minute et les rafales de près, voire de plus (aucune machine ne peut mesurer aussi fort comme vent) de 400 kms/h ont reprises.

Dehors des toitures s'envolaient, des voitures, des camions, des maisons explosaient.
L'enfer sur terre.

Et elle, ma beauté, ma douce de deuzans et demi dormait.
Je l'ai regardé et à chaque bourrasque, à chaque bruit, claquement, grondement, tremblement, je la regardais et j'espérais que ça ne serait pas la dernière fois. Je la regardais et mes oreilles allaient exploser. La pression était dingue. Je me collais à elle. Et je donnais la main à ma pote en écoutant les gars sécuriser l'endroit.
Irma ! Ça criait Irma ! tu nous auras pas !
Scie, perceuse ...
Le chantier de la débrouille.
Fallait que ça tienne.
Fallait consolider pour nous rendre encore plus invincibles.

Et puis les heures, les minutes ...
Bordel ce que c'est long le temps. Le temps à ne pas savoir si c'est elle ou toi qui va gagner.

Ils ont rien lâché. Ils se sont battus.
Ils nous ont sauvé.
Irma s'en allait.
Elle partait.
Nous laissant sur pieds mais secoués.

Il était 8h30 environ et on allait pas tarder à découvrir ce qu'Irma avait laissé derrière elle.

Le chaos.
C'était le chaos dehors.
Mais on était vivants.

Ouais vivants.
Et c'était horrible de ne pas savoir si c'était le cas de tous nos amis, voisins, compagnons de galère...

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#laraconteuz #irma #stbarth

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Irma

J'ai honte de le dire mais je me suis taillée.
Quelques avions ont été mis en place pour faire partir les femmes et les enfants.
Alors ouais j'ai été évacuée en Guadeloupe avec La Chouette, ma copine de galère et ses 2 gamins.
On a pris une valise avec rien dedans. On a rien. Tout est là bas. Notre vie est là bas. Nos copains. Nos voisins. Mes amies chéries.
Mais on a voulu sauver nos gamins.
On s'est sauvé devant José qui va continuer le sale boulot d'Irma.
C'était trop dur de rester.
Les conditions de vie sont déplorables.
Ça fait des jours qu'on ne dort quasi pas. Qu'on tient nos gamins propres comme on peut.
Qu'on s'éclaire à la bougie. Qu'on les nourrit de ce qu'on a. De ce qu'il reste. Il fait chaud. Très. Trop pour des minots.
L'île est dévastée, vision d'horreur sur la route, on ne sait même plus se repérer par moment. On ne reconnaît plus rien.
Coupé du monde.
Seuls sur notre caillou dévasté.
Mais il y a une solidarité de malade qui s'est mise en place dès le lendemain. Pourtant tout est difficile. Tellement.
On n'a pas d'informations. On ne sait pas ce qui nous attend. On a tous eu tellement peur. On a vraiment eu peur d'y passer.
Je le raconterai. Il faudra que je le raconte.
Nous sommes choqués.
Vivants mais tellement choqués.
Par moment je n'arrive même pas à parler. Et puis par moments on se regarde et on pleure. Jamais au même moment.
On se porte les uns les autres.
Rester debout.
Ouais il le faut.
Debout.

Je ne sais pas la suite.
Incapable de prendre la moindre décision.
Je sais juste que j'ai honte de le dire.
Je me suis taillée...
Je n'ai pas pu prendre Dinou fils avec moi. Il est en sécurité dans la case des copains bretons. Là où on a vécu Irma. Là où va passer José demain.
J'espère pouvoir le retrouver au plus vite.
Retrouver mes amis. Retrouver chez moi.
Retrouver un bout de vie.

Mais pour le moment je sais pas.
Je suis en Guadeloupe.
Déracinée et honteuse.

Merci pour tous vos mots. Vos messages.
On devenait dingue de ne pouvoir donner de nouvelles.
Dire qu'on était vivant.
Juste ça.
Vivant p*tain.
Alors oui merci. Merci d'avoir pensé à nous. On va avoir encore en avoir besoin.

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29 mai 2017

Alors on fait quoi les gars ...

Oui. Oui je suis la celle qui a osé écrire il y a déjà quelques années que nous étions full sur le caillou. 
Celle qui conseillait aux nouveaux arrivants de ne pas se pointer sans logement.
Non pour crâner.
Non pour dégoûter les doux rêveurs. 
Juste pour informer.
Cet article est toujours très lu et je reçois régulièrement des messages me demandant comment faire pour réussir à se loger ici.

Je n'ai pas de réponse les gars.

Après bientôt 9 ans sur l'île et un réseau assez développé je me retrouve aussi sur la touche. Et aucune proposition.

Alors?
Alors on fait quoi?
Je fais quoi les gars?

Je n'ai pas les moyens de payer 1 an de loyer à l'avance, je n'ai pas les moyens de faire intervenir un agent de maintenance ni un jardinier à l'année. Je n'ai pas les moyens de proposer 7000 balles pour une case qui en vaudrait 1500.
Je n'ai pas les moyens et je ne veux pas.
Je ne veux pas participer à la surenchère.

Je voudrais juste un logement décent.

J'ai toujours payé mon loyer et je suis plutôt pas trop mal élevée, ma fille aussi d'ailleurs.
Ha?
Ha bah oui j'ai une fille et je ne suis pas prête à la faire adopter sous prétexte qu'avoir un enfant serait un frein à la location. 
Qui ferait ça???!

Contrairement à ce qu'on pourrait penser je ne mets pas le bazar.
Pourtant quand je vois certaines annonces j'aurais envie de le foutre le bordel.
Mais je ne dis rien par peur qu'on me conseille vivement de rentrer chez moi.
Sauf que depuis le temps, chez moi, c'est ici les gars.

Alors on fait quoi?
Je fais quoi les gars?

Je continue de chercher. 
Je continue d'en parler. 
Et j'essaie de ne pas désespérer.

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28 mars 2017

L'anticipation made in myself ...

En grande trekkeuse que je suis, j'ai proposé à une copine de faire les crêtes. 
Les crêtes c'est une petite promenade (tout dépend ton niveau de sport attitioud) plutôt escarpée où tu sais que tu pars du point A, tu sais où est le point B, mais ce qu'il y a entre les deux est approximatif.
Tu grimpes, tu escalades et tu suis les crêtes.
Au milieu des cactus, des acacias, des cabris et des roulis boulis de roches. 
Il fait beau il fait chaud, le temps idéal pour aller trekker.
Je tiens à préciser que le point B se trouve être une petite crique bien charmante où tu peux te baigner cul nu.
Bref. 
Nous voilà partis de pas très tôt matin mais bon matin.
Je laisse mon auto au point B, on part avec l'auto de la copine au point A.
Bah c'est qu'on est des malignes nous. On anticipe les gars...
Et puis on grimpe. On escalade. On admire le paysage. On prend sacrément de la hauteur et on se dit qu'on a de la chance quand même de vivre ici. C'est beau.
Si beau.
Si bleu. 
Si.
Et puis la copine demande si j'ai pris les clefs de mon auto.
Je pousse un petit cri. 
HO PUTAIN ! 
La copine prend peur et ne bouge plus pensant être poursuivie par un grizzli.

"Quoi ? Quoi ??? Il y'a quoi derrière moi???!
_Euh ... rien. Y'a rien. 
_Bah pourquoi tu cries ?!
_Parce que j'ai oublié les clefs de mon auto dans ton auto. Donc mon auto est au point B mais les clefs sont dans ton auto au point A...
_Soïz ? 
_Oui...
_Avance.
_D'accord."

Elle est gentille la copine. 
Elle m'a pas crié... 
Mais c'est que c'est la copine de Puerto Rico, de la Corse, de St Tropez et de New York. C'est la copine d'aventure. Elle a l'habitude... Et puis elle pouvait rien dire c'est moi qui lui faisais découvrir les crêtes. Et même que j'ai presque tout reconnu. Enfin on s'est pas perdu.
Mais on a dû retourner au point A.
À pied et par la route.
Alors que j'avais si bien anticipé.
Chier ...

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25 mars 2017

Petite pousse ...

🌱
Petite pousse, douce et jolie petite pousse...
Que restera-t-il de toi dans 10, 15 ou 20 ans?
Qu'auront nous fait de toi?
Un imposant et gros bloc de béton aura-t-il eu raison de toi?
Pour le profit et la consommation.
Deux gros mots qui me renversent l'estomac. 
Les entrailles qui foutent le camp.
Vlan.
Petite pouce, douce et jolie petite pousse...
Devrait-on bâtir une muraille pour te protéger? 
Pour pouvoir te laisser pousser?
La Nature ne devrait pas être une histoire de pouvoir mais de liberté.
L'essence de la Nature.
Liberté.
Nous devrions savoir que la nature n'a pas besoin de forteresse pour perdurer. 
Profit et consommation pourrait pourtant ne pas être des gros mots.
Profit et consommation de ce que la Nature nous offre. D'une logique sans nom. 
Liberté.
Profit et consommation... devenus des gros mots en l'honneur de tout.
De tout sauf de ce que je voudrais laisser à ma fille.

Les gros mots ne sont pas jolis dans la bouche d'une petite fille. D'une jolie petite qui pousse...
J'espère que nous saurons ne pas l'oublier.

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13 mars 2017

Pénurie (bis)

Pénurie ....
En raison d'une forte houle donc, nous n'avons pu être approvisionnés en produits frais.
C'est alors que certains produits semblent être boudés.
Ou gardés et ressortis qu'en cas d'extrême urgence.
Le groin de porc !
C'est le groin de porc qui va nous sauver de la famine !
Bon appétit les gars ...

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12 mars 2017

Dimanche soir ...

L’image contient peut-être : ciel, océan, plein air, nature et eau
Dimanche soir...
Le soleil se couche et les mioches dévalent le toboggan la tête la première.
Ça crie et ça chante.
Ça court dans tous les sens.
Et nous, parents, on sait qu'une fois arrivés à la case il va falloir jongler avec le dîner, le bain, les biberons, les câlins...
Faire les sacs pour demain.
On sait qu'on aurait dû partir du parc plus tôt. 
Il est tard...
Mais cette vue.
La vue du parc vaut bien quelques minutes de sommeil grappillées.
Il est tard et c'est joli.
La nuit du dimanche soir.
Nuit.
🌙

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