29 juin 2012

La prochaine fois tu fermeras ta gueule!

Un jour viendra où les hommes comprendront qu'il y a un temps pour chaque chose.
Mon gynéco en particulier.

"Mais comment ça? C'est un tout p'tit spéculum de rien du tout ça! Y'a pas de raison pour que ça ne passe pas bon sang!"

Ce mec m'a pris pour une 'tite joueuse.

Imagine Monsieur, juste comme ça pour voir. Que je te le colle dans ton t*** du c** ce tout ptit spéculum de rien du tout! Y'a pas de raison non plus pour que ça ne passe pas bordel, vu les étrons que t'as déjà dû nous faire??

Ha bah oui, c'est pas que ça va sortir cette fois, on va t'en faire rentrer dedans! Ce sera pas agréable hein?

Et bien pour moi c'est pareil! Jsuis quasiment sûre que jpeux faire passer un 36tonnes dans mon utérus, mais pour ça il faudra que je sois sacrément en condition.

La prochaine fois tu fermeras ta gueule!! 

 

Comment ça j'suis vulgaire?!

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27 juin 2012

T'aurais pas comme oublié un truc?

Aujourd'hui je m'accorde une petite plage pendant la pause dej.
Je suis hyper détendue, j'ai bien barboté au milieu des petits poissons mais arrive l'heure de la reprise. Un saut à la case pour une ptite douche.
Zou! Je m'active un peu dans le démelage/brossage/cremage/maquillage si j'veux pas arriver à la bourre.
Merdeuuuh mon maillot tout mouillé qui dégouline sur le canapé! 
Je cours l'étendre dans le jardin. Et c'est en rentrant que je vois Doudou écroulé, plié en 15 sur le canapé (oui il est très souple).
Bah quoiiii là? C'est bon arrête de rire! C'est quoi ton problème???

Rah bordel!!!! J'suis à poil!
J'viens d'me traverser le jardin à poil!

Bon bah c'est que j'suis prête à me faire la plage des culs nus. 
En même temps, j'en ai tellement si marre d'avoir la marque du maillot.
Dimanche j'me lance! 

 


 

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09 février 2012

Marcher: maʁ.ʃe / v.int 1er g / mettre un pied devant l'autre

A force d'apéro et de gros barbeuc' je sens que mon régime Tofu est en train de me lâcher et que je suis en train de redevenir une grosse patate.
Pas trop si tant, mais suffisamment pour me décider à me remettre au sport.
Quand je dis sport, je dis:
Mettre le débardeur et le legging qui va bien, enfiler les petites baskets, faire la super queue de cheval et aller marcher.

C'est bien de marcher.
Sauf que marcher sur ce maudit caillou s'avère assez périlleux.
Il n'y a pas de "pistes à marcheurs", peu de trottoir, les routes sont très étroites et les gens se prennent un peu trop pour des Schumacher.
J'aurai la possibilité d'aller courir autour du stade mais ça me rapelle trop mes cours d'endurance du collège.
Sans ma grosse Prof' à me hurler dessus (comment c'est possible d'être prof de sport ET grosse d'ailleurs??) 
Une torture.
J'ai donc opté pour la petite marche de la case jusqu'à un bout de l'île, pour pouvoir me faire une petite séance yoga face à la mer, bercée par le clapotis de l'eau sur les galets.

Il est 7h du mat' et je me rends compte que l'île est déjà pas mal réveillée. Surtout par les ouvriers portugais (les villas poussent comme des poils en milieu humide ici).
A croire qu'ils ne sont pas payés au rendement puisqu'ils vont mater tes gambettes moulées dans le legging jusqu'à temps que tu ne sois plus dans leur angle de vue.
Sachant qu'ils bossent sur les toits, ils ont un putain d'angle de vue ces cochons.

Bref, je marchouille, un peu en mode rapide histoire de réveiller les muscles en douceur, et je profite du paysage. Le soleil est encore bas, les oiseaux chantent, je vois la mer au loin.
Oulala c'est trop si beau cette petite marche sportive du matin, j'en oublie mes chers amis chauffeurs et manque me faire renverser dans un virage.
Non parce que, va falloir m'expliquer.
On te dit de marcher face à la voiture qui serait susceptible d'arriver, c'est à dire de marcher à gauche.
Sauf que si tu es dans un virage et que tu marches à gauche bah BIM!
Direct t'es sur le capot.
Alors que si je marche à droite et tente de tendre l'oreille à l'arrivée d'un moteur vrombissant histoire d'avoir le temps de me mettre dans le fossé... bah dans un virage aussi je peux me faire embarquer sur un capot.
Sauf que je l'aurai pas vu arriver.
Du coup dans les virages, je préfère marcher au milieu.
C'est plus prudent.

Ça fait à peine 5 minutes que je marche qu'un gentil monsieur s'arrête et me propose de me déposer.
Euh non c'est gentil, merci.
Il reprend sa route et 250 mètres plus loin il s'arrête à nouveau et me demande si je vais loin.
Vraiment c'est gentil Monsieur, mais ça va. Je marche.

Il est con celui là!

Je reprends ma marchouille et j'accélère le pas, ma queue de cheval au vent, histoire qu'il comprenne cet abruti, que je vais nul part, je fais du Sport moi Moossieur!

Je vais tellement vite que je double la file de voiture bloquée à un feu (Un feu de travaux j'veux dire. Il n'y a pas de vrai feu ici, mais on a quand même des Stop et un rond point aussi, où tu peux te ramasser une roue d'avion sur la tronche mais je vous en parlerai plus tard).
Je double donc mon nouvel ami, pas perspicace pour un sou.

Zou, direction le récif. Le quartier va être un peu plus calme. J'ai hâte d'entendre les vagues s'écraser sur la falaise. Je me dis même que je vais faire ça tous les matins. Motivation quand tu nous tiens...

Et revoilà le con.
Il s'arrête encore, ouvre la portière et d'un air hyper généreux me dit "Vraiment, monte, jte dépose. Fait trop chaud pour marcher en plein cagnard".

Alors soit tu veux me faire le coup de la falaise dans la voiture de bon matin, soit t'es vraiment hyper gentil comme mec, soit t'es vraiment le dernier des cons qui n'a pas remarqué que j'ai le débardeur et le legging qui va bien, les petites baskets et même la super queue de cheval!!!!
T'as pas remarqué que je fais du sport mec??? 

Soit c'est moi qui ne suis vraiment pas crédible en mode joggeuse... et ça c'est moche.

Putain j'ai plus qu'à aller faire des tours de stade.
Fait chier. 

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04 février 2012

Un cinoche sous les étoiles

Depuis que je passe la moitié de l'année sur des cailloux tu m'as souvent entendu me plaindre d'un manque de découverte d'un point de vue culturel.
Il est vrai que ce n'est pas en faisant la crevette sur mon paréo que je vais m'épanouir intellectuellement, (au mieux j'ai appris que la 7ème vague est toujours la plus forte et là je ne parle pas du célèbre mouvement cinématographique, et au pire je me grille mon capital soleil, ce qui peut rendre plus belle certes, mais aussi plus vieille!).

C'est pourquoi j'ai voulu remédier à mes manques en allant au Cinéma.

Quand je parle de Cinéma, je parle d'un terrain de sport avec écran géant sous les étoiles.
De chaises en plastiques qui te bousillent les fesses.
D'un stand de hot-dog et de pop corn.
Et d'une projection en 2 parties, n'étant pas équipé de la machine capable de visionner une bande dans son intégralité.

On m'a dit que j'ai eu de la chance, puisque la projection a eu lieu.
De 1 parce que la machine tombe souvent en panne et de 2 parce qu'on n'a pas eu à se mettre nos chaises en plastique sur la tête pour nous protéger de la pluie.
Alors oui j'ai eu de la chance.

La chance de regarder Twilight 4 sous les étoiles.

Twilight, pour toi qui ne connais pas, c'est l'histoire de Bella (jeune humaine, naïve mais pas trop et forcément belle) qui tombe amoureuse d'Edward (jeune vampire de plus de 100ans mais qui est resté hyper trop super sexy, qui se retient de ne pas sucer le sang de tout ce qui bouge parce qu'il veut conjurer le sort des méchants vampires).
Tout aurait bien pu se passer (quoique couler des jours heureux avec un mec susceptible de te perforer la carotide avec ses crocs me parait un tantinet dangereux) si Jacob (j'ai nommé un jeune Loup-Garou lui aussi hyper super trop sexy) n'avait pas jeté son dévolu sur la charmante Bella.
Charmante Bella qui est donc toute chamboulée, elle ne sait pas si elle doit en finir avec sa vie d'humaine pour se nourrir de sangliers sanguinolents (jamais d'humains à 2 pattes of course) ne plus jamais dormir et ne plus jamais mourir pour épouser son beau vampire.
Sans oublier bannir de son alimentation l'ail. A vie! (ça j'aurai du mal j'avoue).
Ou si elle doit passer le reste de sa life à se transformer de temps en temps en Louve-Garou et ne plus jamais utiliser une machine de torture (jai nommé l'épilateur, la cire chaude, ou même un rasoir... qui dit Loup-Garou dit Oui au poil)
Perso je n'ai toujours pas très bien compris pourquoi elle a choisit la vie de Vampire.
Entre l'abandon de l'ail ou celui de mon épilateur, mon choix aurait été vite fait.

Bref, le film était sympa (enfin il faut quand même réussir à te mettre dans la peau d'une jeune ado de 15ans dont le monde ne tourne qu'autour des beaux mecs et de ses hormones en ébullition, si tu veux passer un moment vraiment sympa).

En quittant la salle le stade, j'ai quand même fais des "pfff" en veux tu en voilà, des "ouaaaais c'était un peu cul cul quand même..."
Pourtant d'habitude, au niveau identification je suis toujours un peu dans l'excès.
Quand je mate Dora l'exploratrice par exemple, je ne peux m'empêcher de me voir en "Dora" avec Doudou en "cousin Diego" et Dinou en "babouch"...
Mais là, je sais pas, le mode Vampire/Loup-Garou... non.
Rien.
Pas touchée. 

Bon bah c'était avant ma nuit de gue-din!

Parce qu'au réveil mon cauchemar m'est revenu en pleine face!

Doudou était hyper in love de moi (encore plus qu'aujourd'hui c'est possible???!) et voulait me faire si tant de bisous.
Trop si tant.
Sauf qu'à force de me rouler des galoches il m'a arraché le palais.
En fait je n'avais plus de palais. C'était direct le cerveau au fond de ma bouche.
Et il me serrait tellement fort que je ne pouvais plus respirer.
De toute façon avec le cerveau au fond de la bouche je crois qu'on ne peut plus trop respirer en fait.
Prise de panique, j'arrive à m'enfuire.
Ma bouche-cerveau pisse des litres de sang (des citernes même!)
Et là, j'arrive en haut d'un immeuble branlant qui ne va pas tarder à s'écrouler.
Je dois réussir à descendre au plus vite. Je gravis niveau par niveau, et à chaque étage je me retrouve dans un couloir face à des super-trop-méchants-chiens avec des poils-trop-si longs et des crocs vraiment-super-pointus qui ne veulent pas me laisser passer.

Tununut-Tununut-Tununut ... la délivrance du réveil!!!
Tout va bien.
Ma langue se cogne à nouveau à mon palais.
Doudou dort paisiblement.
Pas de loup à l'horizon.
Juste mon Dinou fils qui ronronne.

Justement dans 15 jours ils vont passer "Le chat Potté".
J'ai un peu peur d'y aller maintenant... 


 

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23 janvier 2012

Surpriiiiiiiiiiiiiizzz

On est Dimanche soir, petite soirée entre amis de prévue.
Un Dimanche soir comme les autres.
La terrasse, le barbecue, le vin... on va se raconter notre week end et profiter des quelques heures qu'il nous reste avant la reprise.
Tout est comme d'habitude.
On est juste bien.
Et là, un cri de malade, de folles dingues, un cri aigu.
Si tellement aigu.

BOOOOONNE ANNNNNEEEEEEEEEEE!!!!!

Mes 2 siouper coupines from métropole sont là.
En train de sauter, de crier, de faire des OUIIIIIIIIIIIII!!!!

Le bug complet.
Je crois que là, à cet instant mon coeur s'est arrêté.
Pas longtemps hein. Mais ça a fait un truc bizarre.
Ma seule réaction est de fermer les yeux, de me recroqueviller, de mettre mes mains sur la bouche et puis après de faire l'éventail.
C'est nul comme réaction.

Je ré ouvre les yeux et vraiment elles sont là.
Du coup je refais l'éventail.

A mon tour je tente les mots, mais tout ce qui sort ce sont des petits cris aigus. Des "ha mèèèè c'èèèè pas vrèèèèè?".
Et bam ayè ça pleure.
J'm'en rends pas trop compte mais si en fait ça pleure.

Pas trop de larmes mais à l'intérieur c'est les chutes du Niagara.

Et puis enfin c'est le câlin.
Le câlin qui serre fort et qui pleure aussi.

Je vais retrouver au fil de la soirée une attitude normale, avec quand même des bug de temps en temps.
A les regarder là. Sur la terrasse. Avec nous.

C'était trop beau.

Je crois que c'était la vraie 1ère surprise réussie depuis toutes ces surprises toujours ratées parce qu'il y en a toujours un qui vend la mèche (hein Greg??? cette fameuse fête surprise pour mes 18ans???).

Ce soir là, j'ai compris ce que ressentait ma mère quand après des mois de voyage à l'autre bout du monde je me pointe au beau milieu de la cuisine.

Son coeur il s'arrête à chaque fois. Je le sais maintenant.
Elle aussi elle se recroqueville, ferme les yeux, se met les mains sur la bouche et fait l'éventail.
J'ai toujours trouvé ça nul comme réaction.
Mais quand le coeur s'arrête on ne contrôle vraiment rien.

 

Merci encore les plus belles.
Merci pour les soirées, pour les aprèm papotage bronzage, pour les déhanchés enflammés, pour les tours de l'ile à fond mais pas trop...
J'vais pas tout raconter, parce que sinon je vais y repenser trop et puis peut être que ça va re pleurer.

Vous revenez quand vous voulez!

 

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15 décembre 2011

"Les meilleures choses ont besoin de patience" J.Anglade

N'ai peur cher lecteur je ne vais pas te parler de Jean Anglade (que de toute manière tu ne sais pas qui c'est ce mec... je lui ai juste pompé une citation du Temps et la paille) et je ne vais pas non plus me transformer en analyste littéraire.
Et rassure toi, je ne sais pas non plus qui c'est ce monsieur.

Ce que je vais te dire aujourd'hui, j'ai longtemps hésité avant de t'en parlé.
Parce que je ne savais pas si ce blog était l'endroit où je pouvais le faire d'abord, et puis parce que le sujet est quand même hyper personnel.
Et surtout parce que je ne suis pas une des ces bloggeuses anonymes.
Il y a des photos de nous partout, on sait depuis le début de qui "ça" s'agit ici.
Tu nous connais, tu fais parti de nos amis, de nos familles pour les lecteurs from notre entourage et je trouve que je t'en dis déjà pas mal.
Et puis pour toi qui ne nous connais pas, toi qui est arrivé ici grâce au thème du Voyage, je ne sais pas si ce genre d'article va te passionner.
Pourtant je vais te parler d'une vraie aventure.

Depuis 1 an et demi je te raconte du drôle, du moins drôle, du "mon petit jardin secret" en fait (et là je ne parle pas de ma chichouninounette) enfin si justement je vais t'en parler.

Dans ma vie rêvée, je pensais qu'une fois que j'aurai trouvé mon Prince Charmant de ma vie et qu'on serait si tant amoureux pour l'infini du monde entier et qu'on aurait décidé de créer un Mini Nous, et bien je pensais, idéalement, qu'on aurait juste à faire ce qu'on a à faire pour y arriver : l'amour.

 Et bien ça ne suffit pas.

Depuis 1 an on a dû faire l'amour près de 300 fois.
J'exagère à peine.
J'ai fais le poirier.
J'ai mangé salé.
Puis j'ai arrêté le sel, le gras, le conservateur et le chimique.
J'ai perdu 15 kilos et je me suis initiée au yoga.
J'ai compté les jours = j'ai sauté sur Doudou à la moindre occasion.
Puis j'ai tenté la spontanéité = je l'ai laissé tranquille parce que, soit disant, l'Homme a besoin de 3 jours pour se "re remplir".
J'ai attendu.
J'y ai cru.
J'ai pleuré. Beaucoup.
J'ai douté surtout.
Et je me suis dis que je n'avais plus envie.
Que je ne devais pas être suffisamment prête.
Qu'on était bien comme ça.
Juste Nous.
Sauf que ça a recommencé, ça m'a reprit de l'interieur.
Plus qu'une envie, une évidence.

Alors on y est allé justement, à l'interieur, pour me le faire ausculter en long en large et en travers.
Devoir passer des heures les fesses à l'air, à écouter quelqu'un me détailler les anomalies de mon anatomie.
Rien de grave, juste un bout de "truc" qui ne devrait pas être là.
Verdict: je dois prendre la pilule pour que ce truc s'en aille.
Mais de quoi on parle là??!
Je veux un enfant et on me force à me gaver d'hormones.
J'obéis, je n'ai pas le choix.
C'est pour mon bien qu'ils me disent.
Heureusement ça a été efficace, ce "truc" a disparu dès le premier mois de gavage.

Ensuite je me suis fait analyser 3 litres de sang.
Ô Joie je suis immunisée contre la toxo!!
Mais qu'est ce que j'en ai à fouttre?
Hormis me dire que j'ai dû manger au moins une fois dans ma vie du caca de chat.
Même si je ne l'étais pas ça ne changerai rien.
J'ai juste l'impression d'être immunisée contre la grossesse.

Du coup j'ai pris ma température tous les matins, à la même heure, même le Dimanche.
Sauf que ce fameux dimanche je me suis levée trop tard, encore sèche de la veille, et ça a tout foiré la courbe.
On m'a conseillé de pisser sur des bandelettes magiques qui te prédisent The moment pour y aller.
Moins contraignant que le thermomètre dans le trou de balle mais plus cher.
Beaucoup plus cher.
En plus ça m'a jamais dit quand y aller, mais j'y suis allée quand même.

Au terme de l'année infructueuse j'ai eu droit aux médocs, pour faire partie du clan des "28jours".
Parce que quand tu fais partie des "60jours" ça prend forcément 2 fois plus de temps.
J'y suis pour rien, mon organisme est lent.

Pendant tout ce temps j'ai passé des heures à observer la taille de mes seins.
A me dire que j'étais fatiguée, à fleur de peau, irritable, transformée... bizarre.
Des matinées entières à avoir des nausées.
Sauf que je suis une fragile de l'estomac.
Quand j'ai faim j'ai envie de vomir.
Quand je suis fatiguée j'ai envie de vomir.
Quand je suis énervée j'ai envie de vomir.
Du coup chez moi ça ne sera pas un symptôme très révélateur.

Je me suis fais peur en lisant des pages entières de forums où on trouve de tout.
Et surtout du n'importe quoi.
J'ai appris à déchiffrer des termes barbares.
DPO. SA. Gygy. Rrrrr. C1. C2. C3. FC. PMA. Dudu. Cloclo...
J'ai été mortifiée face à des internautes incultes, analphabètes, prêtes à tout pour enfanter.
Je me suis promis de ne jamais devenir comme elles.

J'ai parlé à mon ventre.
Je l'ai supplié pour finalement l'engueuler et le détester.
J'ai imaginé.
Et j'ai pleuré encore.
Pleuré de joie à l'annonce de grossesse des copines.
Être ravie pour elle.
Et tellement envieuse.

J'ai voulu savoir pourquoi.
Pourquoi pour nous ça ne marche pas?
Pourquoi je ne suis pas foutue de faire ce que les femmes font depuis la nuit des temps?

Alors on m'a dit qu'il fallait que j'arrête d'y penser.
Que j'arrête de focaliser.
Que c'est moi qui bloquais le truc.
Que ça viendrait quand je ne m'y attendrai pas.
Sauf que c'est juste impossible.
Et puis 1an c'est rien.
Y'a pas de quoi s'inquiéter.
La moyenne c'est 2ans.

Super j'en suis à la moitié.

J'espère juste que Jean Anglade avait raison.

Que les meilleures choses ont vraiment besoin de patience...

 

 

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06 décembre 2011

Un samedi soir sur la terre...

Comme tu le sais je vis à St Barth.
Ce qui au delà des plages de sables fins te fais imaginer qu'il s'agit d'un nid à beaux gosses. Me trompe-je?
Tu es convaincue que je croise des People et des canons de beauté tous les jours nan?
Que je reluque des corps sculpté tel Le Penseur de Rodin sur la plage (la vision du zgeg' en plus, puisque le nudisme est largement pratiqué ici).
Que mon quotidien n'est qu'enchantement visuel.
Qu'à la moindre sortie nocturne (donc arrosée) je me fais alpaguer par des dieux vivants.
C'est un peu ça.
Mais pas que.

Il faut que tu saches qu'ici, comme partout ailleurs, il y a des vaillants, des téméraires, des présomptueux.
Des qui sont complètement à côté de la plaque.
Parce qu'en toute honnêteté, comment un Nain Portugais, un Rugbyman autiste, un Fin saoûl, un Francky Vincent ou encore un Timide au sourire atypique peut imaginer ne serait-ce qu'une nano seconde qu'il peut y avoir, même sur un malentendu, une once de chance qu'il me ramène avec lui.
Et quand je dis "me" je ne parle pas que de moi, je parle de toutes nanas un minimum sensées.
Ça marche aussi pour toi donc.

Puisque tu auras beau être grande, petite, mince ou ronde... tu risques (voire tu as déjà) rencontré ce genre d'energumène dès la nuit tombée.
La journée ils osent moins.
A croire que Le Moche (Le Moche résume tous les genres précédemment cités) pense que la promiscuité des lieux (la boite de nuit bondée s'entend) la musique de merde et l'alcool vont être un atout à sa chasse.

A St Barth et ailleurs, un samedi soir, Voilà ce que ça donne:

Le Nain Portugais:
Tu es haut perché sur tes compensés et là tu reçois une sorte de pichenette sur l'épaule.
Le problème est que cette pichenette ne provient pas de la douce main d'un Apollon, mais de sa tête.
Atchoum a tenté une approche.
Tu as juste à regarder pile en face de toi et tu peux lui faire croire que tu ne le vois pas. Il finira par te lâcher.

Le Rugbyman autiste:
Il est grand, musclé, ses oreilles sont légèrement décollées. C'est un dur, un vrai. Un homme.
Sauf que dans sa tronche il a toujours 15ans. Ce qui le pousse à tenter le rapprochement physique à base de "vas y que jte bouscule et que je joue à la bagarre".
Ce gros con a juste failli te pêter la clavicule.
Il a de la chance de faire 120kgs et de mesurer 1m85 sinon tu l'aurai baffé ct'âne.

Le Fin saoûl:
Ses cheveux sont collés au front tellement il su, des croûtes blanches de salives aux commissures des lèvres, un verre à la main.
Il tient à peine debout mais veut plus que tout t'inviter à danser. Tu refuses.
Il tente de t'offrir un verre par le biais de cette onomatopée: "Tieu bwâ' h ??". Tu refuses.
C'est à ce moment là que tu décides de t'éloigner de son odeur nauséabonde quand il se met à t'insulter.
Tu le pousses.
Il se met à gerber comme un gros sac.

Le Francky Vincent:
Il salive face à ton déhanché et pense que le va et vient de ton postérieur est un appel en sa faveur.
Il te choppe par la taille et commence à se frotter.
Tu as juste le temps de te barrer en courant avant de sentir son engin te frôler le dos. (oui oui, le dos.)
On sait que le vagin est riche en fibres élastiques mais quand même. Le dos bordel!

Le Timide au sourire atypique:
Il tente des regards langoureux mais baisse les yeux avant que tu n'ai pu lui sourire.
Il a l'air correct: pas trop petit, pas trop musclé ni trop bourré.
Tu feins l'ignorance mais le cherche dès qu'il quitte ton champ visuel.
A force d'à force (c'est à dire au moment où le DJ se lâche sur l'indétrônable Lac du Connemara de Sardou remixé c'est à dire à la fin de la soirée) il est juste en face de toi.
Tu frémis.
La lumière se rallume.
Il te sourit enfin... et tu comprends pourquoi il a mit 4h à venir te parler.
Il lui manque une dent bordel!

 

Bien évidemment cette liste est non exhaustive et ne traite que de ma dernière soirée en boîte.
Une fois de plus Doudou n'a pas voulu sortir et j'ai eu droit à ces techniques d'approche parce que Le Moche pense une seule et unique chose: qu'une minette qui ne danse pas avec son amoureux est forcément une minette à prendre.
Puisque même quand Doudou vient (il ne quitte pas la banquette et/ou le bar et/ou les toilettes) j'ai droit à 4 ou 5 Moche par soirée.

Ça le fait marrer Doudou.
Moi ça m'exaspère.

Nan parce que merde, se faire draguer par un Beau (tout ce qui va à l'encontre du Moche donc) ça pourrait être flatteur.
Mais Doudou il dit qu'il aime pas les boîtes, que c'est pour les beauf' (comme le mariage d'après ses dires, mais c'est un autre sujet) et qu'il veut bien y aller que s'il est un peu (complètement) défait.
Du coup il ne danse jamais avec moi.

Samedi prochain je mettrai du Shakira (mon côté chagasse) à fond les ballons dans la case, j'enfilerai une robe et des talons et on fera croire qu'on est en boîte.
Je suis sûre que je repartirai avec le plus Beau des Beaux de la fête.
Et même que je suis sûre que j'arriverai à le faire valser...

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17 septembre 2011

Une Tahitienne dans la ville

Il y a ceux qui sont hyper organisés et qui ne se feront jamais avoir pas les imprévus et il y a les autres.

Moi je fais partie des autres.

Le long périple qui m'attendait pour rentrer de mon île commençait mal.

Mes valises étaient bouclées, le casse-croûte fait, je m'étais remise de la dernière soirée,  j'avais même mes papiers.
Les consignes à l'Homme était donné : Bien manger, bien dormir. Ne pas trop faire la fête. Bien faire attention à fermer le bungalow et surtout ne pas aller trop loin quand il part chercher ses coquillages.
Sauf qu'à mon arrivée au quai le (dernier) bateau qui dessert l'aéroport était déjà partit... pas bien loin mais partit. 

A force de grands signes et de sourires une traitresse amie  a réussi à persuader le captain de revenir me chercher.
Faux départ raté!
On me porte mes valises, on m'offre un collier de coquillages, on me fait des bisous... et me voilà dans le bateau à voir Bora Bora s'éloigner.
Les quelques mois passés ici défilent en un temps record.
Tout va me manquer: le lagon, le calme, le sourire des gens... mon amoureux surtout.
Je m'accroche à lui telle une moule à son rocher, impossible de contrôler mes larmes. Je n'écoute pas un traître mot de ce qu'il me raconte... on reviendra blablabla...
M'en fous de Bora à ce moment là, c'est lui que je ne veux pas quitter.
En plus il pleure même pas lui.
- Doudou pourquoi tu pleures pas? 
- Je pleurerai tout seul. Pas devant toi.
- Mouais... T'es un dur toi. Un vrai!

Je vous épargne le moment fatidique de la séparation... 12h de décalage horaire, 28h de voyage et 20000kms vont nous séparer pendant 22 dodos!
Je sais 22 dodos c'est rien, mais on n'a jamais été séparé aussi longtemps.
D'ailleurs pourquoi je me jusitifie?
C'est si horrible de le quitter, je l'aime si tant de la vie de la galaxie alors pourquoi refouler les larmes hein??

Lui dire au revoir c'était comme si on m'arrachait un bout de moi.
Doudouuuu reviens j'suis pas finie sans toi!
(ouais même avec lui elle est pas finie la gamine!)

Après avoir parlé à Roger dans mon bracelet-radio-magique (notre fidèle pilote) pour savoir s'il est en forme et s'il est sûr que la météo est bonne je m'envole pour Tahiti.

Arrivée à Tahiti je fonce à la librairie pour m'acheter un magazine qui me permettra d'éviter de penser (sauf à la prochaine virée shopping qui m'attends) et je suis à 2 doigts de faire un scandale à la buraliste en voyant la collection hiver dans mon Cosmo!
Comment ça elle me vend un mag' de l'année dernière??? Voleuse! Remboursée!!
Sauf qu'il s'agit du mag' Ocobre 11... à Bora je venais juste d'avoir celui du mois de Juillet...
Comment j'ai dû en louper des choses depuis 1 an. 

Je vais passer mes 5heures d'attente à manger, fumer, téléphoner à mon Doux et surtout à regarder tout ces groupes qui viennent accompagner leurs proches.
Pas mal de jeunes partent faire leurs études en France et toute leur famille est là.
Chaque personne qui lui dit au revoir lui passe un collier autour du cou.
Sauf que chacun peut lui dire jusqu'à 10fois au revoir...
(Fais des colliers mon coeur!! L'Homme est devenu expert en conchyliologie et ne sait pas comment tout ramener.)
D'ailleurs ces jeunes quittent leur famille pour plus de 365 dodos et personne ne pleure.

Comment ils font bordel???

Dernière clope, dernier pipi. C'est partit.

Me voilà à nouveau en train de parler à Roger (sans passer pour une malade mentale ou une pro Al Qaïda c'est pas simple) pour le prochain vol jusqu'à Los Angeles.
Impossible de prendre un avion sans parler à Roger.
Les échelles, les chats noirs, les parapluies dans la maison ça passe, mais jamais au grand jamais décoller sans la prise de contact avec Roger!

Et c'est là où je sens que petit Bouddha (ne jamais parler d'Allah dans un avion en partance pour les Etats Unis. Encore moins un 12 septembre où la tention est palpable) veut me tenter puisqu'il m'accorde comme voisin d'avion un jeune homme qui a les yeux couleur lagon...
M'en fous j'préfère les yeux marrons cochon de mon Doux... mais quand même Merci Bouddha! 
Je ne peux m'empêcher de penser que c'est un signe et qu'on m'accorde un beau jeune homme parce qu'on va s'écraser.
Mais t'as beau avoir une belle gueule, quand tu t'écrases j'suis sûre que t'es moche!
Et en plus avoir un beau jeune homme en voisin ça sert à rien, je peux même pas m'étaler sur lui et encore moins laisser parler mes intestins qui s'activent sous la pressurisation de l'air.

Avec Doudou j'aurai pu lui fouttre mes pieds sur la tête et péter à ma guise au moins.

Neuf heures, 2 plateaux repas et 2 films plus tard me voilà à Los Angeles.
Sauf qu'il fait jour alors que dans ma tête il fait nuit mais qu'on est quand même le même jour que celui où je suis partie.
Je commençais déjà à m'embrouiller... c'était que le début.

Je passe toutes les douanes haut la main (pour une fois, ça se voit que l'arabe n'est pas avec moi) et je rencontre encore des gens qui m'aide à passer le temps.
Oui encore des gens masculins...

(AVIS A TOUTES LES CELIBATAIRES: allez vous promenez à Charles de Gaulle! Il y a moults beaux gosses dans les aéroports.)

Blabli blabla faisant me revoilà dans un autre avion. Pour Londres cette fois. 
Allo Rogeeeer??? Did you sleep well Roger? (Oui Roger et moi même sommes bilingues)

Roger est en forme. Moi un peu moins.
Comment se fait-il qu'on ait les cheveux qui graissent autant lors d'un vol?
Et le gros bouton là, je l'avais pas en partant?

Je suis sûre que Bouddha est là dessous pour éviter la tentation.
Parce que j'ai à nouveau un charmant jeune homme à côté de moi. Je suis bénie.
(C'est pas encore pour maintenant les gros prouts qui me tordent le bide... et j'ose pas lui dire de me laisser passer pour aller me lacher aux toilettes puisqu'après les cheveux gras et le bouton tout blanc, j'ai une haleine de poney!)

Dix heures trente, 2 plateaux repas et 4 films plus tard j'arrive à Londres.

Il fait froid, il fait bitume, il fait bruit. Il fait beaucoup trop de bruit.
Je me cogne dans les gens (parce qu'en plus de rouler à gauche, il marchent aussi à gauche??).
Grâce à mon sens de l'orientation inné et à mon bilinguisme j'arrive à trouver mon chemin pour le centre de Londres où une amie doit me récupérer, moi et ma sale tronche.
J'ai de la chance il ne pleut pas. 

Et c'est là où je pensais que ça se terminait. Que j'étais si prêt du but. Dans une douche, un dodo et un autre avion je serai à Tours. Chez moi. Dans la maison de mon Doudou.

Dans tes rêves petite! Rapelle toi que tu ne fais pas partie des gens organisés. Tu es les autres toi!
Comment dire?

Je suis tout simplement arrivée avec un jour de retard de ce que je pensais. Mercredi au lieu de Mardi en fait.

C'est à dire qu'après avoir foutu la trouille à tout le monde, après avoir déclenché à mon insu une alerte à la gare de Londres (la copine m'attendait depuis la veille) bah je me suis mis ma correspondance pour Tours bien profond. Si profond que je ne repars que Dimanche.

Putaiiiiiin Roger! Tu pouvais pas m'le dire ça??? 

Nan parce que c'est pas que j'ai un truc contre les bifsteacks mais bon je me l'étais pas envisagé comme ça mon retour.

Parce que la copine from London elle pouvait pas m'héberger jusqu'à dimanche.
Et va trouver des amis à Londres toi... bah moi j'en ai pas.

Mais la grande famille F***S***** a été là pour moi.
A des milliers de kilomètres il y aura toujours un parrain pour t'accueillir à bras ouverts.
Après quelques mois seulement tu fais partie du clan. A vie. 

C'est beau. 

Merci la vie. Merci F***S*****.

J'aurai pu en profiter pour aller m'éclater à Londres, sauf que dès que je sors un orteil de la grosse couette en plume d'oie mes lèvres deviennent violettes. Que je dors la journée et que je me réveille la nuit. Que j'ai peur des gens et du bruit. L'agoraphobie me pendait au nez je l'savais bordel!

Si j'arrive à enfiler toutes les fringues que j'ai dans ma valise, si je m'enroule dans mes paréos, si je mets des boules quiès et si je regarde mes pieds j'irai peut être faire un tour à Picadilly...  sauf si on m'enferme d'ici là!

 

 

 

 

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12 septembre 2011

Power Rangers

four season soiz                                                                                    

 

                                                                                      Ou comment ressembler à une dinde...

Posté par la-raconteuz à 07:21 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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25 août 2011

Sur la plage abandonnée...

La raconteuz aurait-elle un p'tit coup de mou???

Manque d'inspiration ou manque de temps, il est vrai que depuis le dernier post sur notre "cassage de gueule" j'ai pas eu grand chose à dire.

Parce que des fois il vaut mieux se taire plutôt que de raconter n'importe quoi.

Depuis ce malheureux incident, notre vision de Bora Bora n'a pas changé.
Les couleurs du lagon sont restées impressionnantes, le vent dans les cocotiers nous bercent toujours, les locaux ont gardé leur sourire et leur bonne humeur.

On continue à faire du stop et à prendre le bateau pour rejoindre notre secte.
C'est ça d'être professionnels... ils ont réussi à nous enrôler bordel! :-/

Les jours se suivent et se ressemblent, sauf ceux où nous avons la chance d'être off.

Dans ce cas on se plait à ne rien faire. Etrange quand on connait mon hyper-activité.

Alors on pense...

On pense au retour qui fout la trouille, à ces gens qui nous manquent, à ceux qui vivent des moments importants loin de nous.
A ce bitume et à la grisaille qui vont aller de paire avec les retrouvailles...

On parle... on parle de la suite qui se dessine, de la prochaine destination, de la prochaine saison.

On regarde... on regarde le lagon, la montagne qui nous guette, les cocotiers...
On admire le coucher du soleil et on se dit qu'on est juste bien les pieds dans l'eau.

On rêve... 

C'est la vie comme dans un rêve... et on n'a pas envie de se réveiller.

Mais s'il pouvait y avoir un centre co' ça serait le paradis!

Wesh parce que la meuf qui se la raconte les doigts de pieds en éventail à kiffer la life à compter les coquillages ça va cinq minutes... on n'y croit pas du tout.

Mytho!

Et sinon c'est quoi la tendance de cet été?
La rayure? Le pois? Le liberty??? 

J'vais passer pour une ringarde avec mes paréos fushias à imprimés fleur de Tiaré nan?

Posté par la-raconteuz à 09:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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